30 octobre

(5 références)

 

  St Marcel le centurion (IIIème siècle)

icône contemporaine

Originaire de la Galicie, il s’engagea comme soldat dans une unité basée à Tanger (Maroc actuel), puis fut rapidement promu au grade de centurion. Il épousa une jeune fille prénommée None et douze enfants naquirent de cette union. Après avoir entendu un prêche de l’évêque Décence, il se convertit au christianisme, ainsi que sa femme et ses enfants. Pendant les fêtes organisées en l’honneur de l’anniversaire de l’empereur Maximin, alors que les troupes étaient toutes rassemblées, il refusa de sacrifier aux idoles, se déclara Chrétien, et enfin retira son équipement militaire et le jetta aux pieds des dignitaires présents : " Que maudit soit ce métier qui m'oblige à tuer et m'empêche d'être tout au service du Christ. " Traduit devant un magistrat, il persista dans sa détermination et après un cours procès, fut condamné à être décapité.

Sts Zénobe et Zénobie (+ 304)

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Médecin à Antioche de Syrie devenu prêtre, il sacrifia sa vie pour le Christ. Il soignait gratuitement les plus pauvres, et sa charité le fit connaître comme thaumaturge auprès des païens. Il fut arrêté, suspendu des jours durant à un gibet. Sa sœur Zénobie l'apprenant voulut adoucir ses souffrances et fut elle aussi arrêtée. Comme ni l'un ni l'autre ne voulaient renier le Christ, ils furent d'abord jetés dans de l'eau bouillante puis décapités.

  Ste Suzanne de Géorgie (+v.475) (CJ : 17 octobre)

icône contemporaine

Sa vie, rédigée en 480 par son confesseur Jacques de Tsurtav, est le plus ancien monument de la littérature géorgienne. Fille du général arménien St Vartan qui fut tué lors de la bataille contre les Perses en 451 à Aravir, elle fut mariée au prince géorgien Varsken de la région de Khartlie. Son époux renia sa foi chrétienne et adhéra à la religion mazdéenne pour plaire au roi des Perses et obtenir plus d'influence. Sousannik (Suzanne) se retira hors du palais. Lors d'un repas avec son mari, celui-ci la couvrit d'insultes, la jeta à terre et la frappa. Puis il l'enferma dans une cellule avec une lourde chaîne. Quelques mois plus tard, au lendemain de Pâques, il ordonna de la battre de trois cents coups de verge puis il l'enferma dans un cachot sans lumière où elle resta ainsi durant six années. Elle y mourut, malade et purulente, mais rendant grâce à Dieu d'avoir conservé sa foi.

St Feuillen (VIIème siècle)

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Frère des Sts Irlandais Fursy et Ultan, St Feuillen (Faelan, Foillan, Faillan ou Pholien) naquit vers l'an 600 sur l'île d'Inchiquin qui se trouve sur Le lac Corrib à l'ouest du Connemara en Irlande. Lorsqu'il devint adulte, il quitta l'Irlande avec ses deux frères pour évangéliser l'Angleterre. Deux ans plus tard, on le retrouve pour les mêmes raisons en France. En 650, il arriva à Nivelles (ville de l'actuelle Belgique) où il fit la connaissance de l'abbesse Ste Gertrude qui lui fit don d'une terre sur l'actuelle commune de Fosse-la-Ville afin d'y fonder un monastère. En 651, il dut faire un voyage en France et en profita pour passer par Nivelles afin rendre visite à Ste Gertrude. Il continua sa route et quelques kilomètres plus loin, se fit attaquer, lui et ses compagnons, par des brigands qui les détroussèrent et les tuèrent. Feuillen fut décapité et ses restes furent enterrés dans une porcherie. On ne trouva son corps que quelques mois plus tard, et il fut rammené à l'abbaye de Nivelles. Sur le lieu du meurtre, on érigea une croix puis, vu le nombre de pélerins, on construisit une chapelle appelée "chapelle de Sénophe". Ce lieu deviendra but de pélerinages pendant plusieurs siècles.

  Bx Ange (+1739)

 

Originaire de la Calabre, Luc-Antoine Falcone hésita beaucoup avant de devenir religieux. Bel exemple de persévérance, par trois fois, il entra chez les Pères Capucins puis en sortit. Mais dès qu'il eut fait ses premiers voeux sous le nom de frère Ange, il se lança sur le chemin de la perfection. Prédicateur, il préparait ses sermons avec beaucoup de conscience dans les premiers temps, mais, au moment de les prononcer, il perdait la mémoire. Il comprit alors que c'était là volonté de Dieu et se mit à lire, relire et méditer les Saintes Ecritures. Tout spontanément cette méditation incessante enflammait ses paroles, communiquant aux autres les sentiments spirituels dont il avait été pénétré par elle. Ses extases devinrent fréquentes et jusqu'à sa mort il répétait : " Oh ! qu'il est beau d'aimer Dieu ! " et c'est ainsi qu'il rendit tranquillement son esprit.

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