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Issu d'une famille
protestante, Henri Dunant se distingue tôt par l'intensité
de sa ferveur religieuse. Encore écolier, il secoure les
vieillards, les malades et les détenus. Engagé
dans l'église évangélique, il organise avec
des amis la "Réunion du jeudi" qui deviendra
ensuite l'"Union de Genève", dont il deviendra
secrétaire international. Grâce à son énergie,
elle devient en 1850 le centre d'un réseau quasi mondial
et c'est Henry Dunant lui-même qui rédige la charte
des Unions chrétiennes de jeunes gens (UCJG), en 1855
à Paris. Mais c'est de la bataille de Solferino, le 24
juin 1859, que date sa grande prise de conscience. Cherchant
à rencontrer Napoléon III pour en obtenir une aide
personnelle, Henri se trouve à Solferino, le soir des
combats. Des dizaines de milliers de blessés râlent
sous une chaleur torride. Dunant panse les blessés, organise
des postes de secours. En 1862, pour fixer cet événement,
il publie Un souvenir de Solferino, ouvrage dans lequel il propose,
à toutes les nations, la formation de sociétés
constituées de volontaires bénévoles pour
prévenir ou pour prendre en charge toutes les souffrances,
en temps de paix comme en temps de guerre, sans distinction de
race ou de religion. Gardant en mémoire cette vision sanglante,
Henri Dunant parcourt l'Europe et suscite un tel courant d'opinion
en faveur des blessés de guerre que, le 22 août
1864, la Croix-Rouge est créée. En dépit
de ce beau résultat, Henri Dunant mène par la suite
une existence effacée et presque misérable; il
devra s'exiler en Suisse allemande, à la suite d'ennuis
financiers, et c'est seulement en 1901 qu'il reçoit, avec
le Français Frédéric Passy, le prix Nobel
de la paix. |
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