3 novembre

(3 références)

 

St Hubert (+727)

icône contemporaine

On le dit apparenté à Charles Martel. Il est vrai qu'on le trouve à la cour de Pépin d'Héristal, maire du Palais. Il épouse Floribanne, la fille du roi Dagobert, et les chroniqueurs nous disent qu'il était connu par " les folles joies de sa vie mondaine " peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert, évêque de Maestricht l'entraînèrent vers la sainteté. La tradition légendaire raconte cette belle histoire du cerf qu'il vit durant une chasse, un jour de Vendredi-saint, et qui lui apparut avec une croix entre ses bois : " Chasser un jour pareil ? pourquoi ne vas-tu pas prier ? " Dès le 11ème siècle, il était le patron des chasseurs. Ce qui est historique, c'est qu'en 688, il abandonne le duché d'Aquitaine à son frère pour se consacrer totalement à Dieu. Après une vie monastique exemplaire, il est élu évêque de Liège-Maestricht et Tongres, puisque saint Lambert venait d'être martyrisé. Saint Hubert fut un grand évêque, proche de ses fidèles qu'il rejoignait là où ils vivaient, dans les clairières, sur les rivières, dans les villages. Attentif à toute misère, il aidait les malheureux et les prisonniers. Il mourut des suites d'une blessure occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main gauche.

St Pimen de Zographou (VIIIe)

icône contemporaine

Né à Sofia en Bulgarie, il devint moine au monastère bulgare de Zographou dans la Sainte Montagne de l'Athos, d'abord dans la vie cénobitique puis érémitique. A cette époque, les chrétiens avaient beaucoup à souffrir du joug des turcs. A l'âge de 55 ans, il retourna dans son pays pour soutenir les fidèles par sa prédication et la restauration des églises. Il reconstruisit aussi de nombreux monastères qu'il ornait d'admirables fresques qu'il peignait de sa main. C'est pourquoi il est vénéré comme le patron des peintres iconographes bulgares.

 


 St Martin de Porres (1579-1639)

icône : 15x12cm (2008)

Fils d'une ancienne esclave noire péruvienne et d'un noble espagnol castillan qui ne voulut pas le reconnaître, il supportera, toute sa vie, les humiliations et le mépris que lui attiraient sa naissance illégitime et la couleur de sa peau. Dès son adolescence, il partageait son pain avec plus pauvre que lui dans les rues de Lima. A 22 ans, il entre comme tertiaire laïc dominicain à Lima, où il accomplira avec beaucoup de délicatesse et de patience sa charge d'infirmier. Sa bonté envers les chiens, les chats et même les dindons est immense, ce qui le rend très populaire auprès des populations indiennes. Un jour qu'il apprend que son couvent est couvert de dettes, il supplie le prieur de le vendre comme esclave puisqu'il est le fils d'une ancienne esclave : " pour être utile au moins à quelque chose dans la communauté. " Ses journées se passent à recevoir, écouter et aider les pauvres. Ses nuits se passent en prière. Bientôt, malgré ses ruses de sioux, tous les frères savent qu'il " ne faut pas s'étonner des extases de frère Martin " à qui le Seigneur donne tant de grâces mystiques.

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