 |
St Venance Fortunat
en écrivant sa vie précisait: "La plupart
de ses actions ont été dérobées par
la jalousie du temps." Ce qui ne l'empêche pas de
citer quelques faits merveilleux de sa douceur et de sa miséricorde
à l'égard des pécheurs. Il dit également
de lui : "Il s'appliquait avec une ferveur admirable à
toutes les fonctions de sa charge, à la conversion des
pécheurs, à l'instruction des ignorants, à
la visite des malades, au secours des prisonniers. Il travaillait
à entretenir l'amitié entre tous ses fidèles."
Celui qui fut un des grands évêques de Paris naquit
dans une humble famille, près du Petit-Pont, non loin
de Notre-Dame. L'histoire retient de saint Marcel qu'il présida
le concile qui se réunit à Paris en 360-361. Les
évêques des Gaules y proclamèrent solennellement
leur foi en la divinité du Christ telle que l'avait définie
le premier concile de Nicée en 325. St Hilaire de Poitiers,
revenu d'exil, participait à ce concile, lui qui avait
été un des plus ardents défenseurs de la
foi de Nicée face à l'arianisme. Cependant au travers
des épisodes "légendaires" comme celui
du dragon qu'il combat, nous entrevoyons sa personnalité
: "Il rassemble le peuple de la Cité et marche à
sa tête." L'administration romaine n'existe pratiquement
plus, ébranlée par les invasions barbares. Saint
Marcel prend le relais des institutions défaillantes.
Il s'oppose aux bandes armées, il assainit les marais
des bords de la Bièvre, il est proche des petites gens
qui sont encore païens pour la plupart. "La vitalité
de Paris et de son Eglise, dans les siècles qui suivent,
repose en grande partie sur son oeuvre. St Marcel demeure, avec
St Denis et Ste Geneviève, l'un des trois saints protecteurs
de Paris. |
|