15 août

(5 références)

 

Dormition-Assomption de la Mère de Dieu

28 x 17 cm, 2018

" La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie : Celui qui demeura dans son sein virginal " (kondakion, t2)

" Tous d'un même coeur, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus et avec ses frères." (Actes 1. 4) Telle est la dernière mention explicite dans le Nouveau Testament, de Marie, dont on sait qu'après la mort de Jésus, le disciple Jean l'a prise chez lui. Que devint-elle alors ? Une tradition la fait vivre quelque temps avec Jean à Ephèse. Mais c'est sans doute à Jérusalem qu'elle termina son séjour terrestre. D'après des récits apocryphes remontant au Vème siècle, les apôtres furent mystérieusement avertis de se retrouver à Jérusalem. Ils purent alors entourer la Mère de Dieu lors de ses derniers instants et de sa Dormition. Trois jours après sa mort, les anges enlevèrent le corps ressuscité de Marie vers le ciel. L'événement marial de ce jour correspond à la fois à la mort, à la Résurrection et à l'Ascension du Christ. Au VIème siècle, l'empereur byzantin étendit à l'ensemble de l'Eglise byzantine une fête mariale le 15 août et lui donna le nom de Dormition de la Mère de Dieu. Cette fête se répandit ensuite dans l'Eglise universelle. En Occident elle prit le nom d'Assomption. Les deux dénominations ne font que mettre l'accent sur l'un des deux aspects du même mystère.

 

"Béni sois-tu, notre Dieu, en l'honneur de la Vierge Marie! Par elle, ton Fils est venu au monde ; par lui, elle entre dans le monde nouveau de ta gloire. Viens dès aujourd'hui semer ta vie en nos corps, pour qu'un jour nous entrions, nous aussi, dans ton royaume. "

St Tarcicius (IIIème siècle)

icône contemporaine

Tarcisius était un jeune diacre vivant lors d'une des plus féroces persécutions romaines du IIIe siècle, probablement sous le règne de l'empereur Valérien (253–259). Un jour, on lui confia la tâche d’apporter secrètement l’Eucharistie aux chrétiens condamnés en prison. Malmené par la foule, il préféra la mort plutôt que de livrer le Saint-Sacrement qu’il portait.

 

  St Basile le bienheureux (+1552) (CJ : 2 août)

icône contemporaine

Ce fol en Christ naquit à Elokhov, un village près de Moscou, dans une famille de paysans. Lui-même devint cordonnier, mais à seize ans, partit à Moscou où il embrassa l'ascèse de la folie simulée. Il voulait ainsi communier à la Passion du Christ, sans domicile, sans abri, pratiquement nu dans les rues et sur les places publiques, gardant le silence ou feignant de ne point savoir parler, il vécut ainsi comme un ermite au désert. Mais il montrait une grande charité pour les pauvres et les opprimés. Le tsar Ivan IV le terrible avait une grande admiration pour lui et l'invita même une fois en son palais où le saint devint prophète de l'incendie de Novgorod. A ses funérailles, le tsar lui-même porta son corps jusqu'à l'église où l'attendaient le métropolite de Moscou. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage et on y bâtit une église dédiée à la Protection de la Mère de Dieu en son icône de Kazan, église qui reçut par la suite le nom de Saint-Basile, sur la Place Rouge, non loin du Kremlin.

Bx Isidore Bakanja (1885-1909)

Isidore Bakanja naquit dans la République Démocratique du Congo. Encore très jeune, il quitta son village pour chercher du travail, et fut embauché comme aide-maçon. Petit à petit il se fit une réputation de travailleur intègre et consciencieux. Il côtoya des chrétiens de Bolokwa Nsimba, une mission ouverte par des pères Trappistes, et demanda le baptême. Il le reçut le 6 mai 1906 de même que le scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel. Une fois expiré son contrat, Bakanja se rendit à Busira, où il fut engagé comme domestique par un blanc de la S.A.B. (Société Anonyme Belge). Là encore Bakanja se fit apprécier pour ses qualités humaines. Lorsque son employeur fut nommé à un autre poste, où il devint l'adjoint de M. Van Cauter, Bakanja accepta de le suivre. Pour Isidore s'annonçaient des jours difficiles. En effet, M. Van Cauter était un homme très dur, qui n'aimait pas les Africains convertis à la religion chrétienne. Il défendait à Bakanja d'enseigner la prière à ses compagnons de travail et lorsqu'un jour il vit le scapulaire qu'il portait au cou, il le punit par vingt-cinq coups de chicote. La punition se répéta plusieurs fois, car Isodore n'était pas chrétien à refuser de manifester librement et ouvertement sa foi. Van Cauter cria, furieux, que c'est lui le patron et qu'il ne voulait pas de chrétiens dans ses plantations, et il le frappa. C'est un bon Samaritain qui, horrifié à la vue de ce malheureux couvert de plaies, le recueillit et le conduisit dans son propre village. Isidore y reçut les premiers soins. Après six mois de souffrances, sa situation empira. Le 24 ou le 25 juillet, Isidore reçut la visite des missionnaires. Il put se confesser, recevoir l'onction des malades et la communion. Il leur dit qu'il avait pardonné à celui qui lui a fait du mal et qu'il prierait pour lui du ciel. Le dimanche 15 août 1909, les chrétiens se réunirent devant la maison où il se trouvait. Le malade était rayonnant de joie de pouvoir unir sa voix à celle de la communauté. Au grand étonnement de l'assemblée, il se leva et fit quelque pas, en silence, le chapelet à la main. Puis il se recoucha et s'éteignit, son scapulaire toujours autour du cou.

Bx Claudio Granzotto (1900-1947)

icône contemporaine

Un jour on lui demanda : “Avez-vous déjà vu le Seigneur ?”. Frère Claude répond franchement : “Oui, une fois, j'ai vu Jésus. C'était majestueux. Une longue robe blanche tombait à ses pieds. Ses yeux… oh, je ne peux pas décrire ses yeux. Comme c'était beau ! Je l'ai regardé et Il m'a aussi regardé. Il m’a invité à le suivre… Je suis allé avec Lui”.

Riccardo Granzotto naquit le 23 août 1900 à S. Lucia di Piave (Trévise) d'une famille très humble. Après ses études primaires, il travailla avec son frère aîné, qui était maçon. C'était un jeune chrétien bon et fantaisiste, qui était doué artistiquement. Déchargé de son travail, il se mit à sculpter. Avec l'aide de sa famille, il fréquenta l'Académie de Venise et obtint haut la main un diplôme de sculpteur. En quelques années seulement, il créa une belle série d’œuvres admirées par beaucoup. Un grand avenir d’artiste s'annonçait pour lui. Mais Richard fut irresitiblement attiré par le Christ, Beauté infinie, absolue et éternelle. Ce Jésus, Homme-Dieu, vivant dans l'Eucharistie, offert en sacrifice sur l'autel, présent dans le Tabernacle. Richard demanda à son curé de pouvoir passer ses nuits en prière, prosterné devant le tabernacle : “ car si Jésus est là et est tout, où voulez-vous aller ?”. À trente trois ans, il entra dans l'Ordre franciscain, en tant que frère, ne voulant pas être prêtre, et devint Fra Claudio. Il put poursuivre son travail d'artiste et créa de merveilleuses œuvres de sculpture sacrée : des images du Christ, de la Madone, des saints qu'il semblait avoir vus au Paradis, comme fra Angelico. Toujours doux, humble, souriant, il vivait dans la prière, préférant les offices les plus humbles et les plus cachés. Il pratiquait une dure ascèse, faisait preuve d'un grand amour envers les pauvres et, pour les nourrir, pendant la guerre, renonça très souvent à sa propre nourriture. Son amour, son trésor, sa passion absolue était le Christ dans l'Eucharistie. Bien au-delà des prières établies par la règle, son temps, une grande partie des nuits, après des jours fatigants, se passait devant le tabernacle. Ayant offert sa vie à Dieu, il mourut le jour de l'Assomption, comme il l'avait prédit. Une existence courte et intense, de seulement quarante-sept ans, traversée par un feu qui la consuma.

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