icône contemporaine
Un jour on lui
demanda : Avez-vous déjà vu le Seigneur ?.
Frère Claude répond franchement : Oui, une
fois, j'ai vu Jésus. C'était majestueux. Une longue
robe blanche tombait à ses pieds. Ses yeux
oh, je
ne peux pas décrire ses yeux. Comme c'était beau
! Je l'ai regardé et Il m'a aussi regardé. Il ma
invité à le suivre
Je suis allé avec
Lui. |
Riccardo Granzotto
naquit le 23 août 1900 à S. Lucia di Piave (Trévise)
d'une famille très humble. Après ses études
primaires, il travailla avec son frère aîné,
qui était maçon. C'était un jeune chrétien
bon et fantaisiste, qui était doué artistiquement.
Déchargé de son travail, il se mit à sculpter.
Avec l'aide de sa famille, il fréquenta l'Académie
de Venise et obtint haut la main un diplôme de sculpteur.
En quelques années seulement, il créa une belle
série duvres admirées par beaucoup.
Un grand avenir dartiste s'annonçait pour lui. Mais
Richard fut irresitiblement attiré par le Christ, Beauté
infinie, absolue et éternelle. Ce Jésus, Homme-Dieu,
vivant dans l'Eucharistie, offert en sacrifice sur l'autel, présent
dans le Tabernacle. Richard demanda à son curé
de pouvoir passer ses nuits en prière, prosterné
devant le tabernacle : car si Jésus est là
et est tout, où voulez-vous aller ?. À
trente trois ans, il entra dans l'Ordre franciscain, en tant
que frère, ne voulant pas être prêtre, et
devint Fra Claudio. Il put poursuivre son travail d'artiste et
créa de merveilleuses uvres de sculpture sacrée
: des images du Christ, de la Madone, des saints qu'il semblait
avoir vus au Paradis, comme fra Angelico. Toujours doux, humble,
souriant, il vivait dans la prière, préférant
les offices les plus humbles et les plus cachés. Il pratiquait
une dure ascèse, faisait preuve d'un grand amour envers
les pauvres et, pour les nourrir, pendant la guerre, renonça
très souvent à sa propre nourriture. Son amour,
son trésor, sa passion absolue était le Christ
dans l'Eucharistie. Bien au-delà des prières établies
par la règle, son temps, une grande partie des nuits,
après des jours fatigants, se passait devant le tabernacle.
Ayant offert sa vie à Dieu, il mourut le jour de l'Assomption,
comme il l'avait prédit. Une existence courte et intense,
de seulement quarante-sept ans, traversée par un feu qui
la consuma.
|