16 août

(9 références)

 

  Ste Face ou Mandylion

icône russe, XVIe

En ce jour est fêté le transfert d'Edesse à Constantinople en août 944, du célèbre linge marqué des traits du Christ, le saint mandylion. Selon la Tradition, le roi d'Edesse (Turquie) Agbar, malade, envoya un peintre auprès de Jésus. Ne pouvant se déplacer, il espérait que son image le guerrirait. Mais comme la peintre n'arrivait pas à faire son portrait, le Christ prit un linge et l'appliqua sur son visage qui s'y imprima aussitôt. Le roi Agbar fut sauvé, et se convertit avec tout son peuple. Cachée par la suite dans la muraille, la relique fut redécouverte après la reconquète de la ville, et ramenenée en procession dans la capitale byzantine.

 

  St Razhden (+457) (CJ : 3 août)

icône géorgienne contemporaine

St Razhden le Protomartyr descendait d'une noble famille perse. Lorsque le saint roi Vakhtang Gorgasali épousa la fille du roi perse Ormuzd III Balunducht, la reine emmena Razhden avec elle en Géorgie. À Kartli, Razhden se convertit à la foi chrétienne et le roi Vakhtang lui offrit un domaine et le nomma conseiller et commandant militaire. À cette époque, la Géorgie subissait de fortes pressions politiques de la part de la Perse. Enragé par les convictions clairement chrétiennes du roi Vakhtang, le roi perse Péroz (457-484) attaqua la Géorgie avec une énorme armée. Ses exploits dans cette bataille valurent à Razhden sa distinction de guerrier courageux et vertueux. Peu de temps après, le roi Péroz ordonna de capturer Razden et de le lui amener. Ayant tenté vainement de le faire apostasier, il le fit torurer et crucifier.

 

  St Fraimbault (+532)

 

Fils d’un couple de la noblesse auvergnate, son père exerçait de hautes fonctions à la cour de Clovis. Lorsqu'il atteignit l'âge de quinze ans, il fut placé à la cour du roi Childebert, où il était promis à un bel avenir. Mais il en décida autrement, et quitta le monde pour s’installer comme ermite aux environs de Paris (région d’Ivry actuellement). Son père, parti à sa recherche, le retrouva et tenta de le convaincre de changer ses desseins. Frimbault refusa et s’échappa pour entrer à l’abbaye de Micy, aux environs de la ville d’Orléans. Il y séjourna quelques années et la quitta pour s’éloigner en direction du pays des Diablintes, où il s’établit à nouveau comme ermite dans la forêt du Passais, aux abords de la rivière Mayenne. Des disciples affluèrent rapidement, et il fonda pour eux un monastère avec l’aide et le support de St Innocent, l’évêque du Mans. Au cours d'une mission d'évangélisation qu'il effectua au diocèse de Sées, il tomba malade et décèda près du village qui porte son nom (Saint-Fraimbault, dans l’Orne).

  St Armel (482-570)

icône contemporaine

St Armel de Ploermel était le fils d’un couple de nobles de Grande-Bretagne (du sud du Pays de Galles ou d’Irlande, selon les auteurs), il était aussi cousin de St Samson. En compagnie de plusieurs compagnons, il émigra en Armorique et fonda au diocèse de Léon un premier monastère (Plou-Arzel) dont il devint l’abbé. Sa renommée de sainteté se propagea rapidement et vint à la connaissance du roi Childebert, qui le convoqua à sa cour et se l’attacha comme confesseur. Cependant, après quelques mois, Armel ressentit le besoin de rentrer dans son monastère. Mais le roi l’obligea à demeurer près de lui durant six ans avant de lui rendre sa liberté, tout en lui accordant un territoire situé en pays Rennais, sur les bords de la rivière Sèche (Boschaux). St Armel fonda donc un nouveau monastère en ce lieu, où il passa le reste de sa vie. Il est invoqué pour faire cesser la fièvre, pour aider les enfants à marcher et pour soulager les douleurs provoquées par les rhumatismes.

  St Etienne de Hongrie (+ 1038)

icône contemporaine

Roi de Hongrie, il fut le premier à consacrer un royaume à la Vierge Marie. Il avait été baptisé lors de la conversion de son père vers 982. Il épousa Ste Gisèle, la soeur de l'empereur d'Allemagne Henri II. Couronné roi de Hongrie avec l'approbation du pape Sylvestre II, il consacra les quarante années de son règne à organiser et christianiser son nouveau royaume, fondant huit évéchés et de nombreux monastères, faisant venir des missionnaires de Bavière ou de Bohême, construisant de nombreuses églises pour les fidèles. Il a laissé le souvenir d'un grand roi, d'un homme irréprochable et d'une immense bonté.
St Étienne de Hongrie est le saint patron de la Hongrie, des maçons et des tailleurs de pierre.

  Ste Ugolina (1239-1300)

icône contemporaine

Ugolina naquit à Vercelli dans la famille noble et riche De Cassinis. Sa venue au monde fut une grâce pour ses pieux parents, qui n'eurent pas d'autres enfants. Enfant, elle était charitable et assidue à la prière. Elle perdit sa mère alors qu'elle avait quatorze ans, et resta auprès de son père qui, malheureusement, se sentit attiré par elle. Par sa prère, elle réussit à le ramener sur le droit chemin. Mais elle sentait un appel à la vie solitaire, dans la prière et l'ascèse. Son père s'y opposant, elle s'enfuit en vêtements d'homme et se rendit dans une forêt proche de la ville où se trrouvait une chapelle et une cellule. Elle y demeura pendant quarante-sept ans, se faisant passer pour un homme nommé Ugo. Ugolina communiquait, sans montrer son visage, à travers une petite fenêtre. Seuls son confesseur connaissaient son identité. A son décès, le prêtre se rendit auprès de l'évêque, déjà informé des faits. Dans une procession solennelle, avec le clergé et le peuple, il voulut rendre hommage à l'ermite. Ugolina, sur une pauvre couche, se reposait dans la paix du Seigneur, avec le Crucifix qu'elle tenait dans ses mains, appuyé contre sa bouche. L'évêque, ému, s'agenouilla en embrassant ses mains. Tout le monde passa devant le corps, découvrant finalement qu'elle était la fille du riche De Cassami. Selon ses souhaits, elle fut enterrée dans la cellule, puis, plus tard, dans l'église, et son tombeau devint une destination pour les pèlerins, souvent miraculeusement sauvés.

  St Roch (XIVème siècle)

icône contemporaine

Il était né dans une très riche famille de Montpellier vers 1300. Jeune, il perdit ses parents et c'est alors qu'il se décida à mener une vie de pèlerin, emportant la moitié de sa fortune pour les pauvres qu'il rencontrait, mettant en garde l'autre partie auprès de son oncle pour y puiser quand cela s'avérerait nécessaire. Sur la route, il soigna de nombreux malades de la peste, et contracta même la maladie. Quand il revint au pays, Montpellier était en proie à la guerre civile. Il fut pris pour un espion et mourut oublié en prison après cinq années de détention. Il fut identifié par sa grand mère en raison d'une tache de vin en forme de croix qu'il portait sur sa poitrine depuis sa naissance.

St Roch est le saint patron des chiens parce qu’on raconte que l’un d’entre eux lui léchait les plaies et lui apportait du pain quand il souffrait de la peste.

  Ramakrishna (1836-1886)

Dans sa jeunesse, tout naturellement, Ramakrishna adhéra à la religion que sa famille pratiquait. Dès qu'il obtint le cordon sacré des Brahmines, il accomplit en son foyer les cultes de Rama avec grande sincérité. Plus tard, lorsqu'il devint prêtre de Kali, il chercha à recevoir l'initiation appropriée afin de L'adorer, et il en obtint une vision quasi permanente. Avec l'arrivée de la nonne Bhayravi Brahmani, il s'adonna aux pratiques tantriques, entièrement. Il adora ensuite Dieu selon la Ragatmika bhakti et les Panchabhavas, approches vishnouites prônant cinq relations d'amour envers Dieu. Quand Ramakrishna rencontra Tota Pouri, ce moine errant qui connaissait Brahman, il fit table rase de toutes les conceptions de Dieu qu'il avait épousées jusqu'alors, conceptions de Dieu avec noms et formes, pour se plonger dans la méditation sur l'Absolu Qui n'a ni nom ni forme, selon l'antique enseignement des Vedas développé par les Upanishads. Il fut, quelque temps, envahi par la foi islamique, il pratiqua assidûment la Namaz, et il déclara qu'aussi par cette foi, il atteignit le Suprême. Un peu malgré lui, il eut une vision de Jésus. En effet, c'est en regardant une représentation de Marie et de Jésus qu'il eut une révélation concernant le Christ. Il ne pratiqua pas, à proprement parler, de disciplines religieuses liées au Christ, mais son esprit, demeurant toujours en un haut plan de conscience, s'enflammait à toute suggestion de Dieu, et cette image du Christ lui en fit avoir la vision. Dans sa maturité spirituelle, Ramakrishna confiera à ses disciples : "Je m'attache de force à un ou deux légers désirs grâce auxquels je garde mon esprit en ce monde pour vous tous, car son inclination naturelle est de demeurer uni et identifié à l'Un indivisible."

  frère Roger Schutz (1915-2005)

En 1940, un jeune Suisse de vingt cinq ans décida d'aller partager en France le sort de ce pays occupé. C'est à Taizé, un petit village de Bourgogne où les habitants l'accueillirent chaleureusement, qu'il choisit de vivre. Au début de la guerre il accueilla des réfugiés juifs avec sa sœur Geneviève. En 1942 il rentra en Suisse. En 1944 il retourna à Taizé et vint en aide aux prisonniers de guerre allemands. Au fil des ans se développa la Communauté de Taizé. Des compagnons se joignirent à frère Roger : elle se compose à l'heure actuelle de frères venant d'une trentaine de nations et qui sont catholiques, de diverses origines évangéliques ou orthodoxes. La communauté n'accepte pour elle-même aucun don. Les frères gagnent leur vie par leur travail. Leurs héritages personnels, ils les donnent aux plus démunis. Protestant, diplômé en théologie, Roger Schutz avait consacré sa vie à la réconciliation entre les chrétiens. En raison de son grand âge, il envisageait de quitter ses fonctions de prieur. Ces derniers temps, la très grande fatigue qu'il éprouvait l'amenait à se déplacer souvent en fauteuil roulant. le mardi 16 août 2005, pendant la prière du soir, au milieu de ses frères et de nombreux jeunes, il a été assassiné par une ressortissante roumaine déséquilibrée.

«Dans ma jeunesse, j'étais étonné de voir des chrétiens qui, tout en se référant à un Dieu d'amour, perdaient tant d'énergie à justifier des oppositions. Et je me disais : pour communiquer le Christ, y a-t-il réalité plus transparente qu'une vie donnée, où jour après jour la réconciliation s'accomplit dans le concret ? Alors j'ai pensé qu'il était essentiel de créer une Communauté avec des hommes décidés à donner toute leur vie et qui cherchent à se réconcilier toujours. »

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