1er août

(7 références)

 

  Les 7 frères Maccabées, leur mère Solomie et leur maître Eléazar (+ 166 av JC)

icône contemporaine

En 166 av. J.C., sont massacrés sur l'ordre du roi Antiochos IV Epiphane les sept frères Maccabées en même temps que leur mère, après que le vieux scribe Eléazar, leur percépteur, eut déjà été exécuté. Par leur mort, ils témoignèrent de leur fidélité à la foi du Seigneur et de leur espérance dans la résurrection des morts. Tout comme les juifs, les premiers chrétiens eurent en grande admiration ces martyrs d'Israël et les tinrent pour précurseurs des martyrs chrétiens. Selon la tradition, les Maccabées furent tués à Antioche, et le souvenir de leur martyre se répandit rapidement jusqu'à être universellement célébré dès le IVème siècle après J.C. Leur mémoire a toujours été rappelée en ce jour dans les calendriers orientaux comme dans ceux d'Occident.

("Témoins de Dieu"-Bose)

  St Sever (+ 500)

Il était curé d'une paroisse rurale dans le Bigorre dans le sud de la France, au diocèse de Tarbes. L'historien St Grégoire de Tours le loue pour ses aumônes et pour sa charité. Ses reliques furent apportées dans l'église de Rustan qui bientôt changea de nom et devint un lieu de pèlerinage. Cette localité perpétue encore sa mémoire : Saint-Sever de Rustan (65150).


  St Friard (+ 573)

Friard était un jeune paysan de la région nantaise, résolu de se consacrer tout à Dieu. Après avoir passé quelques années à cultiver la terre, objet tout à la fois des espiègleries de ses compagnons de travail et de leur secrète admiration, il se retira dans une île de la Loire, devenue l'actuel bourg de Besné. Un abbé, Sabaudus et un diacre, Secondel, se joignirent à lui. Sabaudus effrayé par l'austérité de St Friard les abandonna bientôt. St Secondel resta mais ne tarda pas à mourir dans les bras de son père spirituel. Quand, à son tour, St Friard sentit venir la mort, il fit appeler l'évêque, mais celui-ci était retenu par une affaire importante. Il pria donc son ami d'attendre un peu pour mourir. St Friard s'exécuta de bonne grâce et attendit l'arrivée de l'évêque pour s'endormir dans le Seigneur.

  St Ethelwold (+ 984)

icône contemporaine

Moine bénédictin de Glastonbury en Angleterre puis abbé d'Abingdon, il devint évêque de Winchester. Appelé "père des moines", il fonda divers monastères et remplaça le clergé séculier de sa cathédrale par des moines. A la suite de St Elphège, il coordonna le renouveau monastique en Angleterre. Habile artisan, il encouragea l'enluminure, développa la liturgie et la musique religieuse.

 


 Ste Militsa (+1405) (CJ : 19 juillet)

icône contemporaine

Ste Militsa était la mère de St Stéphane (également fêté aujourd'hui). Elle assuma la régence du royaume de Serbie, après la désastreuse bataille de Kosovo, jusqu'à ce que son fils eût l'âge de régner. Elle fonda le monastère de Lubostina où elle finit ses jours en tant que moniale, sous le nom d'Eugénie.

 

  St Alphonse de Liguori (1696-1787)

icône contemporaine

De noble famille napolitaine, Alphonse était promis à un brillant avenir, du moins son père en avait-il décidé ainsi. L'enfant était doué. A seize ans, il était docteur en droit civil et ecclésiastique et devint un avocat de renom et de succès. Il ne perdait aucun procès. Mais, de son côté, le Seigneur plaidait tout doucement la cause du Royaume des cieux dans le coeur du jeune homme si bien parti pour réussir dans le monde. Alphonse décida d'abord de se consacrer à Dieu dans le monde et, pour cela renonça à un beau mariage. Désormais, on le trouvait assidu aux pieds du Saint-Sacrement et des statues de la Vierge Marie. Il fréquentait les malades incurables et les condamnés à mort. A vingt-sept ans, il perdit un procès, pourtant juste, à cause des presssions exercées sur les juges par des puissants fortunés. Désespérant de la justice humaine, il démissionna, devint prêtre et se consacra aux "lazzaroni", ces pauvres des bas-fonds de Naples et des campagnes. Il choisit son camp, celui des pauvres rejetés. Pour eux, il fonda la Congrégation des Rédemptoristes sous le patronage de St François de Sales. Toute sa vie, il se battra contre le rigorisme et fera triompher dans l'Eglise une pastorale de miséricorde et de liberté. Devenu malgré lui évêque, brisé par la maladie, il revint mourir parmi les siens.

  Bx Pierre Claverie (1938-1996)

Le 1er août 1996, Pierre Claverie, évêque d'Oran, était assassiné, en compagnie d'un jeune Algérien musulman. Leur mort, sangs mêlés, est un grand symbole. Né en 1938, à Bab el-Oued, dans ce qu'il appelait volontiers la « bulle coloniale », Pierre Claverie passa sa vie à aller à la rencontre de l'autre, s'efforçant de dépasser les barrières que la race, la religion et les drames du passé dressaient entre les hommes. Face à la montée du fondamentalisme et de la violence qui endeuilla l'Algérie pendant dix ans, cet homme chaleureux, doué pour la rencontre, choisit de rester et de dénoncer le rejet de l'autre, au risque de sa vie. " Nous sommes donnés à ce pays et à ce peuple avec lequel nous lie une alliance d'amitié que rien, même la mort, ne pourra briser. " En cela, il voulait être un disciple du Christ, pour qui le choix du " plus grand amour " est de " donner sa vie pour ses amis ". Son combat pour " une humanité plurielle, non exclusive " rend son parcours exemplaire pour notre temps. Sa clairvoyance politique aida à mieux comprendre les enjeux du drame que traversait l'Algérie.

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