31 juillet

(10 références)

 

  St Joseph d'Arimathie (1er siècle)

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Les Eglises d'Orient font mémoire de ce membre du Sanhédrin, disciple de Jésus, qui obtint de Pilate que lui soit remis le corps de Jésus et l'ensevelit dans le tombeau de son jardin, dans l'attente de la Résurrection du Seigneur. La légende en Occident le fait venir en Gaule avec Lazare, Marthe et Marie, puis, selon le cycle du Saint-Graal, il aurait apporté en Angleterre le vase qui avait servi à la Cène, puis au calvaire pour recevoir le sang du Christ.

 

  St Fabius (+303)

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Vers 303 ou 304, alors que la persécution antichrétienne décrétée par l’empereur Dioclétien faisait rage, le gouverneur romain de la Mauritanie convoque une assemblée à Césarée et c’est à cette occasion que Fabius fut choisi pour porter sa bannière. Cependant, comme la cérémonie avait un caractère religieux païen, Fabius refusa fermement d’y participer et fut emprisonné en guise de punition. Au bout de quelques jours, il fut traduit devant un tribunal, où son cas fut examiné. Resté ferme dans son refus et sa foi, il fut condamné à être décapité.

 

  St Germain d'Auxerre (+448)

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Il était marié et remplissait de hautes fonctions officielles quand il devint évêque d'Auxerre en 418. C'est l'une des plus grandes figures épiscopales de son époque. Son influence s'étendit à la Gaule toute entière tant il était estimé aussi bien des chefs barbares que des empereurs. La mort vint le chercher à Ravenne, alors capitale impériale de l'Occident où il était venu plaider la cause des Bretons maltraités par les gouverneurs impériaux.

 

  St Ignace de Loyola (1491-1556)

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Né en Espagne d'une noble famille, benjamin de treize enfants, Ignace fut d'abord page à la cour puis chevalier rêvant d'exploits. En 1521, les Français assiègèrent Pampelune. Ignace s'illustra parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broya la jambe et brisa sa carrière. Il rentra au château familial sur un brancard. Ayant épuisé les récits de chevalerie, il entama la vie des saints. C'est la conversion, totale, brutale. Dès qu'il put de nouveau marcher, il se rendit dans une grotte à Manrèse, non loin de l'abbaye bénédictine de Montserrat. Il y découvrit sa vocation propre : non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C'est là qu'il rédigea ses "Exercices spirituels" où il consignait ses expériences spirituelles. Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commença ses études de théologie à Paris. Il partageait sa chambre avec un jeune étudiant, François Xavier, et le contact n'ètait pas toujours facile. Quelque temps plus tard, le 15 août 1534, l'étudiant attardé de quarante-trois ans et ses jeunes amis étudiants firent à Montmartre, le voeu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, fondant ainsi la "Compagnie de Jésus". Douze ans plus tard, ils firent profession solennelle à Rome "pour la plus grande gloire de Dieu."

  Bartolomé de las Casas (1474-1566)

Né à Séville en 1474, il partit en 1502 avec son père, dans une entreprise agricole que celui-ci avait lancée en Haïti, sur un territoire que le pape avait donné à la couronne d'Espagne pour évangéliser le Nouveau Monde. Bartolomé avait fréquenté les dominicains de Salamanque et surtout les textes prophétiques et sapientiaux qui dénonçaient les injustices et les exactions perpétrées par les puissants ; il fut frappé par la cruauté du traitement infligé aux indigènes : il prit alors la décision de rendre la liberté à tous "ses Indiens" qui avaitent été réduits en esclavage sous prétexte de les évangéliser. Ainsi il mit en oeuvre une annonce libre, pauvre et pacifique de l'Evangile qu'il poursuivra pendant toute sa vie. En 1522, Bartolomé entra chez les dominicains et profita de son temps de formation vécu en Haïti pour rédiger des ouvrages théologiques et juridiques appuyé sur sa vision évangélique des Indiens. En1543, il fut nommé évêque de Las Casas, au Chiapas. Quatre ans plus tard, il revint en Espagne où il continua son combat contre l'oppression dans le Nouveau Monde et contre toutes les théories qui visait à méler l'Evangile avec la possibilité d'une "guerre juste". Quand il mourut, il avait pu voir, au moins en partie, un changement dans le comportement de l'Eglise catholique envers l'esclavage et les méthodes à utiliser dans les missions en Amérique.

  Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)

"C'est par le dépassement de soi que l'on devient un Homme".

" On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. "

" N’espère rien de l’homme s’il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité. "

" Moi qui suis serviteur de Dieu, j’ai le goût de l’éternité "

Antoine Marie Jean-Baptiste Roger de Saint-Exupéry, naquit le 29 juin 1900 à Lyon dans une famille issue de la noblesse française. Il vécut une enfance heureuse malgré la mort prématurée de son père. Élève peu brillant, il obtint cependant son baccalauréat en 1917 et, après son échec à l'École navale, s'orienta vers les beaux-arts et l'architecture. Devenu pilote lors de son service militaire en 1921 à Strasbourg, il fut engagé en 1926 par la compagnie Latécoère (future Aéropostale) et transporta le courrier de Toulouse au Sénégal avant de rejoindre l'Amérique du Sud en 1929. Parallèlement il publia, en s'inspirant de ses expériences d'aviateur, ses premiers romans : Courrier sud en 1929 et surtout Vol de nuit en 1931, qui rencontra un grand succès. À partir de 1932, son employeur étant entré dans une période difficile, Saint-Exupéry se consacra à l’écriture et au journalisme. Il entreprit de grands reportages au Viêt Nam en 1934, à Moscou en 1935, en Espagne en 1936, qui nourriront sa réflexion sur les valeurs humanistes qu'il développa dans Terre des hommes, publié en 1939. Cette même année, il fut mobilisé dans l'armée de l'air et affecté dans une escadrille de reconnaissance aérienne. À l'armistice, il quitta la France pour New-York avec pour objectif de faire entrer les Américains dans la guerre et devint l'une des voix de la Résistance. Rêvant d'action, il rejoignit enfin, au printemps 1944, en Sardaigne puis en Corse, une unité chargée de reconnaissances photographiques en vue du débarquement en Provence. Il disparut en mer avec son avion un P-38 Lightning F5B lors de sa mission du 31 juillet 1944. Son avion ne fut repéré qu'en l'an 2000. Le Petit Prince, écrit à New-York pendant la guerre, fut publié avec ses propres aquarelles en 1943 à New-York, et en 1946 chez Gallimard, en France. Ce conte plein de charme et d'humanité devint très vite un immense succès mondial.

dernière lettre

  Bse Zdenka (Sidonie) Schelingová (1916-1955)

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Zdenka Schelingová naquit à Krivá dans une famille modeste et religieuse, comptant dix enfants. C'est à l'âge de vingt ans qu'elle entra au couvent des Sœurs de la Charité de la Sainte Croix. Dans les années 1940, elle suivit des études d'infirmière et après avoir obtenu son diplôme, travailla à l'hôpital de Bratislava. C'est avec un grand dévouement qu'elle prenait soin de ses patients, des blessés et des plus nécessiteux, qui l'appréciaient beaucoup. Après l'occupation allemande, le régime soviétique s'empara du pouvoir en Slovaquie. De nombreux prêtres et séminaristes se réfugièrent à l'hôpital en raison des persécutions qui s'intensifiaient contre le clergé. Zdenka Schelingová prit soin d'eux et les aida à s'enfuir afin d'échapper à la prison ou au goulag. Le 29 février 1952, alors qu'elle organisait une nouvelle opération, elle fut arrêtée par la police d'État, emprisonnée et soumise à de nombreuses tortures. Le 17 juin 1952, à l'issue de son procès, elle fut condamnée à douze ans de prison pour haute-trahison. Après un an et demi de détention, on lui diagnostiqua un cancer du sein. Malgré son état de santé qui se dégradait, elle ne se décourageait pas et resta ferme dans sa foi, malgré les pressions. Afin d'éviter qu'elle ne meure en prison, et d'en faire ainsi une martyre, le président de la République socialiste tchécoslovaque, Antonín Zápotocký, lui accorda sa libération le 7 avril 1955. Hospitalisée à Trnava, elle y mourut peu après, le 31 juillet.

  Bx Solan Casey (1870-1957)

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Barney (Bernard-Francis) naquit le 25 novembre 1870 dans le Wisconsin, dans une famille nombreuse catholique d'origine irlandaise. Il était fort et enclin aux choses pratiques, riche en bon sens et d'humour joyeux. Son frère aîné Maurizio entra au séminaire, et Barney pensa qu’il pourrait lui aussi devenir prêtre. Il pria davantage et se mit au travail. À quinze ans, il était bûcheron, et à dix-sept, conducteur de tramway. Mais son coeur était irresistiblement attiré par Dieu. Il entra au séminaire, mais peinait dans les études et dut renoncer. C'est la Vierge Marie qui l'inspira alors : " Va à Détroit, chez les Capucins. " Il y entra à Noël 1886, et s'y sentit alors chez lui, à sa place. Il devint frère Solan. Le 21 juillet 1898, il fit ses premiers vœux et fut envoyé au couvent de Saint-François à Milwaukee pour des études théologiques. Il était estimé pour son esprit de prière et de service, mais n'ètait toujours pas fait pour les études. Pour sa piété, il fut finalement ordonné prêtre, mais sans pouvoir prêcher ni confesser. A l’époque, cette solution était prévue par le droit ecclésiastique. Le p. Solan fut immensément heureux. Il en sera ainsi pendant cinquante-trois ans ans et lui, étant à la dernière place, aimera et fera aimer Jésus à un nombre infini d’âmes. À partir de 1906, il fut portier du couvent et chef de la Ligue du Sacré-Cœur. Il visitait les malades : tout le monde le voulait près de lui parce qu’il savait écouter et réconforter, comme le Christ. Bientôt vinrent des conversions, des guérisons extraordinaires et des faveurs singulières de Dieu. Il vivait par Jésus et le rayonnait. Toute sa vie était centrée sur la messe qu’il célèbrait avec une ardeur toujours croissante, En bonne santé et robuste depuis plus de quatre-vingts ans, il s’amusait beaucoup à jouer au tennis avec les novices, à se promener dans les champs et les bois, emportant avec lui son violon, et une infinité de bonbons et de sucreries qu’il distribuait aux jeunes confrères et à ceux qu’il rencontrait. Au début de l’année 1956, à l’âge de quatre-vingt six ans, sa santé commença à décliner. Il ne perdit pas sa joie malgré des moments de souffrance intense. Le 31 juillet 1957, il annonça : "Aujourd’hui est un jour merveilleux, ce soir je verrai Dieu." Il parlait aussi de l’urgence de la conversion du monde à Jésus-Christ et de son ardent désir de conduire les âmes à Lui. Vers onze heures, il confia : "Maintenant, je donne mon âme à Jésus." Et il alla à sa rencontre, dans la joie.

  Chiune Sugihara (1900-1986)

 

 

 

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Son rêve était de vivre à l'étranger et il était passionné de littérature. En 1918, il entra à la prestigieuse université Waseda de Tokio et étudia la littérature anglaise. En 1919, il obtint une bourse du Ministère des Affaires Etrangères et partit à Harbin (Chine) où il étudia le russe et fut employé plus tard à l'ambassade japonaise. Il y avait alors là une grande communauté russe orthodoxe. Chiune Sigihara se convertit à l'Orthodoxie et épousa Klavdia une jeune russe dont il divorcera plus tard. En 1932, il fut vice-consul en Mandchourie contrôlée par le Japon, dans le Nord-Ouest de la Chine. Désapprouvant fortement la brutalité des japonais vis-à-vis des populations chinoises, il démissionna, rentra au Japon, reprit une formation pour aller en poste en Europe, et épousa Yukiko Kikuchi. Fin 1939, il est nommé consul du Japon en Lituanie. Il avait alors trente-neuf ans. A Kaunas, la capitale du pays, ce citoyen d’un Etat allié des nazis fut touché jusqu’à l’âme par le sort des Juifs. Mais comment les aider ? D’autant que l’URSS venait d'envahir la Lituanie, et faute d’Etat, les fonctions diplomatiques de Sugihara allaient donc prendre fin. C’est le consul des Pays-Bas qui lui fournit la solution : l'île de Curaçao, dans les Antilles néerlandaises ne demandait pas de visa d’entrée. Mais seule était ouverte la route terrestre à travers la Russie, jusqu’à la Mandchourie japonaise. Contactés, les Soviétiques acceptèrent à condition que les fuyards ne fassent que transiter sur leur sol. Chiune Sugihara demanda donc la permission de délivrer des visas, mais se heurta à un refus du Ministère de l'Intérieur. Alors, il décida de passer outre. Commença alors une folle course contre la montre. Il distribua les premiers sésames le 31 juillet 1940. Le 2 août, ses supérieurs lui ordonnaient de quitter le consulat. Le lendemain, les autorités soviétiques firent de même. Sugihara fit la sourde oreille et poursuivit sa distribution. Très vite, il manqua de formulaires. Il les rédigea de sa propre main, dix heures par jour, avec l'aide de sa femme. Il s’acharna ainsi jusqu’au 20 aout. Contraint de quitter le consulat, il s’installa dans un hôtel et continua jusqu’au 31, lorsque les Soviétiques le mirent, quasi de force, dans un train vers Berlin. La légende veut que, jusqu’au moment du départ, Sugihara ait jeté ses précieux laissez-passer par la fenêtre... Au total, il aura délivré 2000 visas familiaux, sauvant ainsi 6000 personnes. Chiune Sugihara ne revint dans son pays qu’en 1947. Il fut alors renvoyé par le Ministère des Affaires étrangères. Motif : désobéissance aux ordres reçus alors qu’il était en poste à Kaunas. Mais, lorsqu’il mourut en 1986, son pays l’avait réhabilité. Israël l’avait nommé « Juste parmi les Nations ». Son nom était honoré au « Shanghai Jewish Refugees Museum ». Et deux musées lui étaient consacrés l’un dans sa ville natale de Yaotsu, l'autre en Lituanie…

  Beaudoin de Belgique (1930-1993)

" Roi selon le cœur des hommes, Baudouin était aussi un roi selon le Cœur de Dieu... Son secret, c'était son Dieu, qu'il aimait à la folie et dont il se savait aimé " (Cardinal Danneels, homélie). Depuis sa prime enfance, Baudouin a toujours manifesté une grande ferveur dans sa foi chrétienne. Épris de sainteté pour lui-même et son épouse, le roi prenait appui sur les moyens spirituels donnés par Jésus à son Église, avec, au cœur de chaque journée, même en déplacement, la messe et la communion. Sans jamais cacher sa foi, connue de tous, il s'était toujours abstenu d'user de sa position pour l'imposer. Ce qui ne l'empêchait pas d'en témoigner à l'occasion. Devant un visiteur qui lui parlait de sa propre incroyance, il fit état d'une expérience personnelle de Jésus : " Une certitude que Jésus m'aimait et qu'il vivait en moi comme dans les autres. Tout a changé à partir de ce jour. Cette présence ne m'a jamais quitté depuis l'âge de dix-huit ans. " Le 15 décembre 1965, il épousa Fabiola de Mora y Aragon, qui deviendra la Reine Fabiola, issue de la noblesse espagnole. De cet union ne naîtra aucun enfant. Le couple a toujours vécu au Château de Laeken, très simplement. Le Roi Baudouin régnera sur la Belgique pendant quarante deux ans. Un journaliste a pu témoigner à la télévision belge : " Exercer la royauté comme l'a fait Baudouin, c'est aussi exercer un sacerdoce. "

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