2 août

(5 références)

 

  St Eusebe de Verceil (+371)

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Originaire de Sardaigne, Eusèbe était un lecteur agrégé au clergé de Rome. C'est là qu'il rencontra des moines cénobites égyptiens, exilés pour leur fidélité à la foi en la divinité du Christ, proclamée au concile de Nicée. Vers 344, lorqu'il fut élu évêque de Verceil en Italie, comme il avait été frappé par leur exemple, il introduisit cette forme de vie commune dans son clergé, exemple qui sera suivi par St Augustin. Au coeur de la crise de l'arianisme, quand triomphèrent ceux qui niaient la parfaite égalité du Père et du Fils, Eusèbe prit le parti de St Athanase d'Alexandrie. A son tour, il connut l'exil en Orient. Quand il revint en Italie six ans plus tard, la situation était toujours confuse. Il soutint les efforts d'Athanase pour condamner l'arianisme tout en pardonnant aux ariens repentis. Mort en 371, il fut tout de suite considéré comme martyr à cause de ses épreuves endurées pour la vraie foi.

  Ste Sidwell (VIIIème siècle)

Son père était un riche propriétaire terrien nommé Benna qui mourut laissant sa fille aux soins d’une belle-mère cruelle, jalouse de sa beauté et de sa vertu et convoitant son héritage. Sidwell quittait souvent la ville pour apporter de la nourriture aux villageois qui travaillaient dans les champs à l’extérieur des murs de la ville. Le Catalogus Sanctorum Pausantium en Anglia dit qu’elle a été décapitée par un couple de moissonneurs de maïs, embauchés pour le faire par sa belle-mère. Ils lui coupèrent la tête avec une faux, et là où sa tête s’arrêta, de l’eau jaillit.

  St Pierre-Julien Aymard (1811-1868)

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Né le 4 février 1811 à La Mure (Isère) dans une famille d’artisan profondément chrétienne, Pierre-Julien fut ordonné prêtre à Grenoble en 1834. Pendant cinq ans, il exerça son ministère dans son diocèse d’abord comme vicaire à Chatte puis comme curé à Monteynard. En 1839 il entra chez les Maristes, et pendant dix sept ans y exerça des charges variées. A la suite d’une "grâce de vocation" reçue à Fourvière le 21 janvier 1851, il se sentit appelé à créer un corps religieux destiné à promouvoir le culte de l’Eucharistie. Après bien des épreuves, il quitta la Société de Marie et fonda à Paris le 13 mai 1856 la Société du Saint-Sacrement. En 1865, le p. Eymard reçut à Rome une grâce singulière, celle du don total de lui-même à Dieu. Adorateur et prédicateur infatigable, il révèla à Paris, en province et en Belgique, la richesse de l’Eucharistie et invitait les fidèles à la communion fréquente. En réponse aux défis de son époque, il promut une spiritualité animée par l’amour et dont l’Eucharistie était la source et la fin. Ses dernières années furent remplies de souffrances venant de ses religieux qui n'avaient plus confiance en lui. "Donnez-moi la croix, Seigneur, disait-il, pourvu que vous me donniez aussi votre amour et votre grâce." Épuisé, il mourut à La Mure le 1er août 1868.

St Ilia (Elie) Chavchavadze (1837-1907) (CJ : 20 juillet)

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Né en 1837 dans une pieuse famille de Qvareli en Géorgie, il fit tout d'abord de brillantes études à Tbilissi puis à l'uiniversité de Saint-Petersbourg. Poète, écrivain et publiciste, il fut un chrétien convaincu, très attaché à la tradition orthodoxe. Il liait ensemble la piété, l'amour désintéressé pour le petit peuple et le patriotisme chrétien. Soucieux de l'éducation chrétienne et spirituelle, il avait un sens profond de la justice. Membre du gouvernement de Géorgie, il milita en faveur de l'abolition de la peine de mort. Ce qui lui attira la haine de beaucoup. Il fut d'ailleurs sauvagement assissiné alors qu'il se rendait dans un petit village de Sugaram. Son culte, en tant que martyr, a été proclamé par le synode de l'Eglise de Géorgie en 1987.

  Bx Zéphyrin Giménez Malla (1861-1936)

Né en 1861 en Espagne d'une famille gitane, il vécut de façon nomade pendant quarante ans. Il s'établit ensuite à Barbastro où il se maria, mais le couple n'eurent pas d'enfants. Zephirin enseignait le catéchisme aux jeunes roms, en se basant surtout sur la Bible et en entraînant à la prière quotidienne. Il arbitrait les différents et assurait la paix dans la communauté tout en exerçant la profession de vendeur de chevaux. Entré en 1926 dans le Tiers-Ordre franciscain, il fit partie également de la Conférence de Saint-Vincent-de-Paul pour le secours aux défavorisés. Il participait à des nuits d'adoration, allait souvent à la messe, priait et récitait le rosaire. Pendant la guerre d'Espagne en 1936, il prit la défense d'un prêtre maltraité. Arrêté à son tour, il fut tué à Barbastro le 9 août 1936, un chapelet à la main. Enterré dans une fosse commune, son corps n'a jamais pas été retrouvé. Il est le premier gitan béatifié.

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