L'icône de la
Tendresse : rencontre de deux humilités. Marie qui s'émerveille
de l'humilité de Dieu, et Dieu qui s'émerveille
de l'humilité de Marie.
Elle se caractérise
par l'embrassement de la mère et de l'enfant. Ce type de
représentation est le plus récent puisqu'il n'apparaît
qu'aux XIe-XIIe siècles. Il en existe de nombreuses variantes,
dont les noms se réfèrent fréquemment en
Russie aux lieux de leur création.
N.D.
de Vladimir
L'icône
de la Vierge de Vladimir date du XIIème siècle,
et est donc une des plus anciennes Vierges de tendresse (elle
garde d'ailleurs encore le geste de l'hodiguitria, qui désigne
l'Enfant de sa main). Elle a été créée
à Constantinople et amenée en Russie dont elle
a longtemps été " le palladium " (l'étendard).
Elle tire son nom de la ville russe où elle était
conservée et vénérée.
icône de poche
icône de poche
Les icônes
présentées ici reprennent juste le détail
des visages de l'originale.
N.D. de Korsun
icône de poche
N.D. du Don
Le "Don"
auquel est associé ce modèle, est le fleuve russe
témoin de la victoire des principautés russes contre
les Mongols à la fin du XIVème siècle, victoire
attribuée à la Mère de Dieu, présente
par l'intermédiaire de son icône.
icône de poche
N.D.
de Iakroma
N.D. de Decani
Cette icône
de la tendresse s'inspire de la Mère de Dieu peinte sur
l'iconostase du catholicon (église principale) du monastère
de Decani (pronocer Detchani) au Kosovo dont les magnifiques
fresques datent du XIVe siècle. Sur l'original, Marie
est représentée en pied.
icône de poche
N.D.
de Jaroslav
N.D.
de Kikkos
N.D. de Kikkos, originaire
d'Egypte, fut transférée à Chypre à
la fin du XIème siècle, où elle est encore
vénérée de nos jours dans un monastère
éponyme du Troodos.
N.D. des Champs
Le nom que j'ai donné
à cette icône vient de ce qu'elle reprend le détail
d'une fresque située dans une église de Constantinople:
Saint-Sauveur-aux-Champs (XIVème siècle), parce
qu'elle était un peu à l'extérieur de la
ville. Actuellement elle porte de nom de Karjie Djami.