19 septembre

(8 références)

 

  St Janvier (+305)

icône contemporaine

Janvier fut évêque de Bénévent, aimé de la communauté chrétienne et respecté même par les païens. Il fut martyrisé sous le règne de Dioclétien. Ayant appris l'arrestation du diacre Sossio, l'évêque St Janvier vint lui apporter reconfort accompagné de deux compagnons. Ils furent à leur tour arrêtés, provoquant les protestations de trois autres chrétiens de la ville, également arrêtés. Tous les six furent condamnés à mourir dans l’amphithéâtre, déchiquetés par des ours. Mais lors des préparatifs, le proconsul, constatant que le peuple montrait de la sympathie envers les prisonniers, et prévoyant donc des troubles lors des soi-disant jeux, changea d’avis et, le 19 septembre 305, fit décapiter les prisonniers. On raconte qu’une femme nommée Eusèbie, réussit à recueillir une partie du sang de l’évêque dans deux ampoules et à le conserver avec une grande vénération. Elles furent données à l'évêque de Naples lors du transfert les reliques des martyrs. C'est ce sang de St Janvier qui, de solide, devient liquide trois fois par an dans la cathédrale de Naples. L'explication du phénomène n'a pas encore été trouvée. Le culte de St Janvier se répandit au cours des siècles, et ce dernier devint le saint protecteur de la ville. Il est aussi celui de Rio de Janeiro.

  St Sezni (Vème siècle)

 

 

Né en Irlande en 402, Sezni fut envoyé de bonne heure à l'école où il progressa beaucoup dans les lettres et la piété, mais il résolut de quitter le monde et de se retirer sur une île. A vingt trois ans il partit se perfectionner dans la connaissance de l'Ecriture Sainte à Rome, et y devint l'ami de St Patrick. Le Pape Célestin ler leur confia la conversion de l'Hibernie (Irlande). St Sezni réussit si bien dans sa mission que le Pape Sixte III érigea le monastère qu'il avait fondé en évêché. Après avoir achevé la conversion de l'Irlande, Sezni vint chercher le repos, à Pouluhen, dans la paroisse de Kerlouan, puis se rendit dans le lieu devenu Guic-Sezni (Guissény) où il bâtit un autre monastère et mourut très âgé.

  St Marien (+515)

fresque contemporaine

Il était un ermite qui vécut sur le territoire de Bourges entre la fin du Ve et le début du VIe siècle, à une époque où la vie ascétique chrétienne était profondément enracinée en Gaule. Issu d’une famille aisée de Bourges, il était marié lorsqu’il décida d’abandonner la vie séculière pour se consacrer à la pénitence. Il passa six ans au monastère, puis se retira dans la solitude du Berry, où il vécut environ quarante-quatre ans. Son existence fut marquée par une austérité radicale : selon la tradition, il se nourrissait presque exclusivement de fruits sauvages et du miel qu’il pouvait trouver. Cependant, sa renommée attira de nombreux visiteurs, auxquels il offrait aide et conseils. Les sources situent son ermitage à différents endroits, identifiables à la région d’Épineuil et à celle d’Évaux ; la tradition locale a surtout conservé le souvenir de sa présence à Évaux. Son corps fut transféré à Évaux, où ses reliques sont encore conservées aujourd’hui et où le culte de l’ermite a laissé une profonde empreinte dans l’histoire religieuse de la région.

  St Goëry (+643)

 

 

 

Né en Aquitaine entre 565 et 575, Goëry vécut à une époque cruciale pour le royaume franc, sous les Mérovingiens. Avant d’accéder à l’épiscopat, il avait d'abord été soldat, puis gouverneur de l’Albigeois. Il était marié et avait deux filles. Il fut ordonné prêtre par Arnoul auquel il succèda vers 627, lorsque ce dernier décida de se retirer sur le Saint-Mont, auprès de St Romaric. Il fit preuve d'une grande piété qu'il manifesta particulièrement envers les pauvres. Dom Calmet ajoute: "Il ne mangeait que du pain de seigle et ne buvait que de l'eau avant le coucher du soleil à l'exception des dimanches et jours de fêtes". Son épiscopat fut marqué par des travaux architecturaux : il fit construire l’église Saint-Pierre à Metz et fonda un monastère à Epinal pour ses filles. Il fit transférer les reliques de St Arnulf de Remiremont à Metz en 641. Honoré par le roi Dagobert Ier, qui le mentionna dans son testament de 636, il entretint une correspondance avec Désiderius, évêque de Cahors. Son culte était déjà consolidé au Xe siècle, lorsqu’une église lui fut dédiée à Metz, et que ses reliques furent transférées à Épinal.

  St Théodore de Canterbury (+690)

icône contemporaine

Théodore naquit à Tarse, en Cilicie, étudia à Athènes et devint moine en terre grecque. Arrivé à Rome à l’âge de soixante-six ans, peut-être pour un motif d’étude, il y fut ordonné diacre en peu de temps, puis évêque par le pape Vitalien, qui lui confia le siège vacant de Canterbury. Malgré son âge avancé, mais grâce à une excellente santé, Théodore se donna corps et âme au ministère épiscopal, entreprenant tout d’abord de voyager par toute l’Angleterre, pour connaître par lui-même la terre et la population dont il avait été élu pasteur. Il réorganisa en profondeur la vie de l’Église anglaise : il fut à l’origine du premier concile de l’histoire britannique à Hertford en 673, répara les multiples divisions qui s’étaient créées entre les chrétiens d’origine celte et ceux d’origine anglo-saxonne, et à Canterbury, ouvrit une école d’études supérieures où l’on enseignait les disciplines classiques de l’Antiquité. De son école sortirent les principaux évêques et réformateurs du christianisme de l’Occident pré-carolingien. Théodore s’éteignit à Canterbury à près de quatre-vingt-dix ans : il avait posé les fondements de la nouvelle Église anglo-saxonne.

   St Charles Hyon Song-mun (+1846)

portrait

Frère de St Benoît Hyon Kyong-nyon et catéchiste, il appartenait à une famille qui avait beaucoup souffert pour la foi pendant les vagues de la persécution qui avaient balayé leur pays à partir du XVIIIème siècle. Son père fut exécuté en 1801, et sa soeur martyrisée en 1839. Son épouse et son fils moururent en prison. Charles aidait les missionnaires, encourageant les nouveaux convertis. Il accompagna le premier prêtre indigène de la Corée, St André Kim Tae-gon, pour un voyage dangereux à Shanghaï, en Chine. Finalement, mis en prison avec d’autres chrétiens, il ne cessa d’exhorter ses compagnons, et fut décapité pour le Christ à Séoul.

   Ste Emilie de Rodat (1787-1852)

icône contemporaine

La congrégation " de la Sainte Famille " qu'elle fonda en 1820 à Villefranche-dc-Rouergue comprenait deux sortes de religieuses : les unes, cloîtrées, se vouaient à l'instruction des filles pauvres ; les autres allaient soigner les malades indigents à domicile. Émilie gouverna si bien son institut qu'il comptait, à sa mort, une quarantaine de maisons répandues en divers pays. Personne de son entourage ne se douta jamais des peines affreuses qu'elle endura, pendant plus de vingt ans, dans son âme. Elle croyait n'avoir plus de foi, avait perdu l'espérance et s'estimait une réprouvée, sans compter d'autres tentations de tout genre. Ce ne fut que dans les dernières années de sa vie qu'elle recouvra la paix intérieure et que Dieu lui fit de nouveau sentir son amitié.

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