13 septembre

(7 références)

 

  St Corneille (1er siècle)

icône contemporaine

St Corneille était ce centurion romain auprès duquel fut appelé St Pierre. Celui-ci hésitait sur la possibilté de baptiser ce païen, lorsque l'Esprit Saint descendit sur tous ceux qui étaient présents. Aussi, l'apôtre ne put que donner le baptême à toute la maison qui avait manifestement été agréée par le Seigneur lui-même...(cf Ac. 10). Dès lors, d'après la Tradition, Corneille resta en compagnie des Apôtres. Lorsque ceux-ci s'enfuirent de Jérusalem à la suite du meurtre de St Etienne et se dispersèrent dans toutes les parties du monde, Corneille se rendit en Phénicie, à Chypre, à Antioche et suivit les Apôtres jusqu'à Ephèse. Il fut désigné par le sort pour aller évangéliser la ville de Sképsis, dont il finit par baptiser tous les habitants. St Corneille passa le reste de ses jours dans la paix et s'endormit dans le Seigneur à un âge avancé.

St Aristide (IIème siècle)

icône contemporaine

Philosophe païen à Athènes, il se convertit au Christ, selon la chronique d'Eusèbe, et il adressa à l'empereur Hadrien une apologie où il soulignait la nouveauté de la religion du Christ, message d'espérance et d'amour. Il règne dans cet écrit un ton de sincérité joyeuse qui prouve combien l'auteur était heureux d'avoir trouvé la foi. Cette apologie a été retrouvée traduite en syriaque, en arménien et en grec.

 

  St Jean Chrysostome (347-407)

Mosaïque, Palerme, XIIe

Fils unique d'un officier supérieur, il avait été chrétiennement élevé par sa mère, restée veuve à vingt ans. Quand elle mourut (v. 372), Jean dit adieu au barreau, au théâtre et au monde, et alla vivre en anachorète dans les montagnes. Les cinq années qu'il y passa (373-378) ruinèrent pour un temps sa santé. S'étant agrégé au clergé d'Antioche, il reçut le diaconat en 381 et le sacerdoce en 386. Dès lors, il prêcha, et ce fut pour la grande métropole syrienne, devenue plus importante que Rome, une fête d'éloquence qui dura douze ans (386-398). En 398, sous un prétexte quelconque, Jean fut appelé à Constantinople, où le vieux Nicaise venait de mourir. A ce patriarche, qui n'était guère bon qu'à dîner en ville, l'impératrice Eudoxie et Arcadius, son très obéissant époux entendaient donner comme successeur Jean Bouche-d'Or (Chrysostomos), le plus grand orateur de l'Orient. Celui-ci dut se soumettre, mais prenant sa charge au sérieux, il ne tarda pas à déplaire. Il déposa nombre d'évêques indignes, tenta de rendre de la moralité à son clergé, pourchassa les moines qui faisaient du tourisme au lieu de prier dans leur couvent. Devant des foules qui s'écrasaient pour l'entendre, il prêchait l'Evangile sans l'expurger, tonnant à l'occasion contre les scandales des gens de cour et des riches, et proclamant sans cesse le droit des pauvres à ne point mourir de faim. Eudoxie qui se sentait visée, fit appel à Théophile, patriarche d'Alexandrie, pour se débarrasser de son censeur. Celui-ci, un jaloux et méchant homme, réunit un concile de ses amis où Jean fut déposé et chassé, inculpé d'on ne sait quelle hérésie (403). Il résida quatre ans à Cucusus (Gôksum, Turquie), puis fut relégué à quatre cents lieues vers le nord, au pied du Caucase, chez les barbares. Les soldats chargés de l'y conduire savaient ce qu'on attendait d'eux, aussi Jean mourut-il en route. Ses dernières paroles avaient été : " Seigneur, que ta volonté soit faite en toutes choses sur la terre comme au ciel. " Six cents discours et sermons nous restent de ce grand homme si sympathique, parmi lesquels les chefs-d'oeuvre ne se comptent pas, et qui presque tous sont aussi actuels qu'au IVe siècle.

  St Amé (570-627)

icône contemporaine

Amé ou Aimé naquit à Grenoble vers 570. Adolescent, il entrz à l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune (Suisse). Il y vécut pendant trente ans en moine exemplaire, puis se retira comme ermite dans une grotte. St Eustase le décida à l’accompagner à Luxeuil.
D’une mission prêchée à Metz, il ramena Romaric. Vers 620, Amé et Romaric gagnèrent le Mont Habend (futur Saint-Mont). Sous la règle de St Colomban, ils y fondèrent deux monastères de moines et de moniales. "La louange perpétuelle" était assurée par sept chœurs de religieuses. Amé en fut le premier abbé.

  St Venerio (560-630)

icône contemporaine

Venerio naquit vers 560 sur l’île de Palmaria, en face de Tellaro, Lerici et Portovenere. Il entra au monastère bénédictin de Palmaria et devint moine. Il partit plus tard à Tinos, un îlot voisin, pour y vivre en ermite. Là, Venerio priait et se rendait utile à tous, en particulier aux pauvres. Pour les pêcheurs humbles, avec ses conseils d’ancien marin expérimenté, l’ermite trouvait des solutions ingénieuses à leurs problèmes. Le soir venu, Venerio ramassait des branches et des arbustes et allumait un grand feu de joie sur son îlot pour éclairer la nuit et rendre la route des bateaux de pêche plus sûre.
Venerio faisait du bien à son prochain, et rayonnait l'Evangile. La population se tournait vers le moine pour obtenir de sages conseils et lorsqu’ils lui apportaient de la nourriture, des vêtements ou d’autres cadeaux pour le remercier, il invitait ses bienfaiteurs à tout donner aux pauvres. Troublé par une trop grande notoriété, Venerio se réfugia un temps sur une autre île plus au sud. Mais il revint à Tinos où il mourut en 630. Il est le saint patron des gardiens de phare d’Italie.

  St Maurille d'Angers (570-627)

 

Issu d'une riche famille milanaise, il eut la force de caractère de tout abandonner vers l'âge de vingt ans et de quitter sa famille, ses richesses et son pays pour se mettre sous la direction de St Martin de Tours qui l'ordonna prêtre. Il gouverna pendant trente ans l'Eglise d'Angers.

 


  Noor Inayat Khan (1914-1944)

Née à Moscou d'un maître soufi indien, descendant d'un souverain de Mysore, et d'une mère américaine, elle grandit entre Londres et Suresnes, dans un monde de harpe, de contes et de méditation. Son père lui transmit une seule certitude : toute vie est sacrée. Elle étudia la psychologie à la Sorbonne, la musique au Conservatoire de Paris. En 1939, elle publia à Londres un recueil de contes pour enfants. Lorsque Paris fut occupée en juin 1940, quelque chose en elle, changea. Elle fuit en Angleterre avec sa famille. En novembre 1940, elle s'engagea dans la WAAF, la branche féminine de l'armée de l'air britannique. En février 1943 elle fut recrutée par les services secrets britanniques, et devint opératrice radio, infiltrée en France occupée. Son nom de guerre : Nora Baker, son nom de code : Madeleine, son espérance de vie : six semaines. C’était la durée moyenne avant que les camions de détection allemands ne repèrent les signaux radios et ne fassent irruption chez l’opérateur. Noor tint quatre mois. Quatre mois à opérer dans un Paris grouillant d’informateurs, déplaçant son émetteur encombrant de planque en planque, tapant en Morse des messages vitaux pour la survie de la Résistance. Chaque message pouvait être le dernier. L’un après l’autre, ses camarades furent capturés. Bientôt, Noor devint le dernier lien radio entre Londres et la France occupée. Ses supérieurs lui ordonnèrent de rentrer, mais elle refusa. Dans l’une de ses dernières transmissions, elle écrivit quelque chose d’extraordinaire : "Je vis les plus beaux jours de ma vie." Malgré la peur, malgré la traque constante, Noor se disait honorée de pouvoir se battre pour la liberté. Puis vint la trahison. Elle fut arrêtée en octobre 1943. La plupart des agents capturés mouraient en quelques jours. Noor résista près d’un an. Parce qu’elle ne cessa jamais de se battre. Elle refusa de révéler la moindre information, même sous la torture. Elle tenta de s’évader trois fois. Ils l'enchaînèrent et l’envoyèrent en Allemagne. Le 13 septembre 1944, quelques mois avant la Libération de la France, les nazis décidèrent qu’elle était trop dangereuse pour rester en vie. À l’aube, un officier SS la conduisit sur le lieu d’exécution. Les témoignages rapportent qu’au moment où il arma son pistolet, Noor murmura simplement : " Liberté." Le mot qu’elle avait servi. Noor Inayat Khan avait trente ans. Elle laissa derrière elle des contes, des poèmes, et une leçon de courage absolu. Après la guerre, elle reçut à titre posthume la George Cross, la plus haute distinction civile britannique pour bravoure, ainsi que la Croix de Guerre française.

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