12 septembre

(6 références)

 

  St nom de Marie

N.-D. de la Paix, 25 x 20 cm, 2009

Le Seigneur Dieu l’a bénie entre toutes les femmes et a exalté si haut son nom que sa louange ne s’effacera jamais de la bouche des fidèles. Célébrée à partir de 1513 en Espagne, cette fête fut étendue à l'ensemble de l'Eglise catholique en 1684 en reconaissance de la victoire de Vienne contre les Turcs.
«Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l’assistance de la Très Sainte Vierge.»
«Votre nom, ô Marie, dit St Ambroise, est un baume délicieux qui répand l’odeur de la grâce!» – Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut. St Éphrem l’appelle la Clef du Ciel. «Le nom seul de Marie, dit St Bernard, met en fuite tous les démons…» Ce n’est là qu’un faible écho de l’apologie du nom de Marie faite par les saints.

  St Elvis (ou Ailbe) (VIème siècle)

icône d'élève

Les sources les plus anciennes, datant du VIIIe siècle, le mentionnent comme le premier évêque et mécène de l’église d’Emly qu'il fonda, et qui devint le principal centre ecclésiastique du Munster avant l’avènement de Cashel. St Ailbe est vénéré comme l’un des quatre grands saints patrons d’Irlande.

On raconte qu'il naquit d'une servante dans la maison de Cronan, seigneur de Eliach, dans le comté de Tipperary. Cronan, son père, désapprouva cette naissance illégitime et commanda qu'il soit exposé aux bêtes sauvages pour être dévoré. Mais, au lieu de cela, le bébé fut trouvé et adopté par une louve qui l'éleva parmi ses propres petits. Le saint s'en souviendra quand, vers la fin de sa vie, une louve poursuivie par des chasseurs se réfugia auprès lui. Il la défendit et lui permit de venir manger avec lui chaque jour.

  St Sacerdos de Lyon (+552)

Sacerdos, fils de l’évêque Rusticus de Lyon, a probablement d’abord travaillé comme fonctionnaire de cour. Il était également marié et devint le père du futur évêque Aurélien d’Arles. Vers 549, Sacerdos lui-même devint évêque de Lyon, et en tant que tel, présida le cinquième synode d'Orléans en 549. Il était également le conseillé du roi mérovingien Childebert Ier, qui assista à ses derniers moments dans la capitale où se tenait un synode. Ses restes furent ramenés à Lyon, où il fut enterré dans l’église des Apôtres, plus tard connue sous le nom d’église Saint-Nicolas. Son neveu Nicèce, ou Nizier, lui succéda.

  Ste Eanswythe de Kent (614-640)

icône contemporaine

Ste Eanswithe naquit en 614, fille du roi anglo-saxon, Eadbald de Kent et de son épouse franque, Emma, chrétienne. Son royal grand-père, St Ethelbert de Kent, avait soutenu St Augustin de Cantorbéry lors que sa "rechristianisation" du Kent. Le saint moine l'avait baptisé. A la mort de son père, le roi Eadbald plongea dans l’idolâtrie et prit une seconde épouse, malgré les interdits de l’Église. St Laurent de Cantorbéry mit bon ordre dans la famille royale et en profita pour baptiser Eadbald remis sur le droit chemin.
Certainement par sa mère, Ste Eanswithe reçut une éducation chrétienne et montra peu d’intérêt pour le monde. Son père ne réussit pas à la marier, mais elle le supplia de lui faire construire une cellule d'ermite. Le roi finit par lui céder et construisit un monastère à Folcanstan (aujourd'hui Folkestone, l'arrivée du tunnel sous la Manche). En 630 l'abbaye fut terminée et Eanswythe en devint l'abbesse à l'âge de seize ans. Ce fut le premier monastère féminin de l'Angleterre. On pense que les règles monastiques lui ont été enseignées par les religieux venus avec St Augustin en 597.

  St Guy ou Guidon d'Anderlecht (950-1012)

vitrail, XIXe

Paysan pieux et bon, né vers 950 dans le Brabant, il fut choisi comme sacristain de sa paroisse Notre-Dame de Laeken. Mais un jour, un marchand de Bruxelles le persuada de s'associer avec lui pour gagner de quoi faire davantage d'aumônes, et Guy mit tout ce qu'il avait dans cette affaire. Les catastrophes s'accumulèrent jusqu'au jour où Guy s'en repentit. Comme pénitence, il partit en pèlerinage à Rome et à Jérusalem. Rentré sept ans plus tard, vers 1012, il mourut épuisé à Anderlecht. Sa tombe devint un lieu de pèlerinage très fréquenté.

 

  St Alexandre de Svir (1448-1533) (CJ : 30 août)

icône contemporaine

Alexandre naquit à Olonets, dans la région de Novgorod. Il fut confié à un homme fervent pour qu'il lui enseigne les Saintes Ecritures, mais l'enfant éprouvait plus de difficulté que ses compagnons. Un jour, alors qu'il implorait le secours de la Mère de Dieu dans le monastère proche de son village, il entendit la voix de la Toute-Sainte qui l'encourageait, et dès lors il put apprendre sans peine. Il fréquentait tous les jours l'église, et vivait malgré son jeune âge, dans une stricte tempérance. Quand il parvint à maturité, le jeune homme prit, avec joie et allégresse, le chemin qui devait le conduire au salut. Ayant traversé la rivière Svir, il se retrouva la nuit venue, près d'un petit lac entouré d'une forêt impénétrable. Tandis qu'il priait pour demander à Dieu de le guider, un rayon de lumière illumina l'endroit, et il entendit une voix céleste lui enjoignant de poursuivre sa route jusqu'au monastère de Valaam et lui annonçant qu'après y avoir lutté quelque temps, il reviendrait dans cet endroit pour y fonder un monastère. Il reprit donc sa route dès le matin et, guidé par un homme qu'il avait rencontré en chemin, put franchir aisément la distance qui le séparait du monastère de Valaam. Quand ils arrivèrent en vue du monastère, son compagnon disparut soudain, et le serviteur de Dieu réalisa qu'il s'agissait d'un ange envoyé par le Seigneur.

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