20 octobre

(5 références)

 

St Artemios (+363)

icône contemporaine

 

Gouverneur militaire d'Alexandrie et de l'Egypte sous l'empereur Constantin, il fut arrêté lors des persécutions de l'empereur Julien l'Apostat qui était retourné au paganisme. Roué de coups, puis écrasé sous un lourd bloc de rocher il fut finalement décapité en raison de sa fidélité au Christ.

 

 

 St Herbaud (VIIIème siècle)

Originaire de Grande Bretagne, il s'en vint en Bretagne armoricaine pour devenir solitaire au diocèse de Quimper. Les malades et les infirmes accouraient près de lui en raison des guérisons que sa prière obtenait.
Vivant dans la prière et la pénitence, il était naturellement l'ami des animaux ; aussi devint-il l'intercesseur privilégié pour les bêtes à cornes dans nos paroisses rurales.

 

 Ste Adeline (ou Aline) (+1125)

Elle fut la première abbesse de l'abbaye des "Dames Blanches" à Mortain dans le département de la Manche en Normandie.
Soeur de St Vital, abbé de Savigny, elle était comme lui attirée par la vie monastique et fonda un groupe de moniales au Neufbourg près de Mortain. Lorsque Vital fit bâtir un couvent à Mortain, la communauté s'y installa en adoptant la règle et l'habit de Cîteaux. On l'appela " abbaye des Dames Blanches " et plus tard " Abbaye Blanche ". Avec Adeline on fête ce jour les autres saints de Savigny, Geoffroy, abbé, et Guillaume Niobé, religieux.

St Jonas de Manzhuria (1888-1925) (CJ : 7 octobre)

icône contemporaine

Le futur St Jonas naquit à Kalouga, sous le nom de Vladimir Pokrovsky. Orphelin à huit ans, il fut recueilli par un diacre, étudia puis enseigna à l’Académie théologique de Kazan. Alors qu’il était étudiant, il fut tonsuré moine à Optina et reçut le nom de Jonas. Il accepta un poste d’enseignant à l’académie uniquement par obéissance à l’Ancien Gabriel. En 1918, la Révolution força le jeune hiéromoine à quitter Kazan. Il fut arrêté, emprisonné et sévèrement battu. Le père Jonah fut libéré par l’Armée blanche, rapidement élevé au rang d’higoumène, et nommé prêtre principal des troupes volontaires du Sud. Le père Jonah se retira aux frontières de l’ouest de la Chine avec l’armée d’Alexandre Dutov, subissant de nombreuses épreuves lors de la traversée des falaises du Pamir. Après avoir traversé le désert de Gobi, ils atteignirent enfin Pékin, où le père Jonah fut accueilli dans la mission ecclésiastique, et bientôt consacré évêque de Manzhuria. Durant son court mandat d’évêque, St Jonas transforma la communauté orthodoxe de Manzhuria, fondant un orphelinat, une école et une cantine pour les pauvres. Alors qu'il s’occupait d’un prêtre décédé de la fièvre typhoïde, il contracta une amygdalite chronique puis, en raison de complications, développa une infection sanguine. Alors qu’il agonisait, il écrivit une dernière épître à son troupeau, leur rappelant la nécessité de s’aimer les uns les autres, se confessa une dernière fois à l’archevêque Méthode de Pékin, reçut la Sainte Communion, bénit ceux qui étaient dans sa chambre, enfila l’épitrachelion et les menottes qui avaient appartenu à l’ancien Ambroise d’Optina et commença à lire le canon pour le départ de l’âme. Finalement, submergé par la faiblesse, il s’allongea sur son lit mourut.

Ce même soir, un garçon de dix ans nommé Nicolas Dergachev, infirme, souffrant d’une inflammation des articulations du genou, fit un rêve. " Un hiérarque vêtu de blanc lui apparut et lui dit : " Tiens, prends mes jambes. Je n’en ai plus besoin. Et donne-moi la tienne. " Il s’est réveillé et a été miraculeusement guéri ". D’après une photographie, il identifia plus tard le hiérarque dans son rêve comme étant l’évêque Jonas, décédé la même nuit".

 Sr Emmanuelle (1908-2008)

"Je laisse le passé entre les mains de Dieu. L'avenir est la route vers le ciel. Mais ce qui m'intéresse le plus, c'est la minute présente où je sens Dieu présent à la porte de mon coeur. "

Madeleine Cinquin naquit à Bruxelles le 16 novembre 1908 dans une famille franco-belge aisée. En 1914, alors qu'elle n'a que six ans, elle est fortement marquée par la mort de son père, noyé sous ses yeux sur la côte d'Ostende. Cette expérience la traumatisa profondément, et la fit se rapprocher de Dieu. Elle déclara que, dans son inconscient, sa vocation de religieuse date de cet accident. Elle entra de fait plusieurs années après dans la congrégation de Notre-Dame de Sion. Mais ce n'est qu'au moment de sa retraite en 1971, elle était jusque là enseignante, que sa vie prit l'ampleur qui va la conduire sur le devant de la scène internationale. Elle alla vivre avec les chiffonniers du Caire, pauvre parmi les plus pauvres, ce qu'elle désirait depuis toujours. Soeur Sarah, une copte orthodoxe la rejoignit quelques années plus tard, et elles oeuvrèrent ensemble à améliorer le sort de cette frange de la population égyptienne jusqu'alors laissée pour compte. Elle mit sur papier tout ce qu'elles vivaient, et son combat se fit ainsi connaître. Elle alla récolter les fonds nécessaires aux quatre coins du monde, invitant à la joie du partage. Lorsqu'elle dut rentrer en France, elle continua de se battre pour plus de solidarité, et tenta toujours et partout d'éveiller à la vraie vie, qui est joie et partage. Ses forces déclinant, elle s'enfonça toujours plus dans la prière, et s'éteignit juste avant son centième anniversaire.

 

" Acharnons-nous pour que l'Homme soit partout respecté " " Yalla! "

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