15 mars

(6 références)

 

St Aristobule (1er siècle)

icône contemporaine

La tradition veut qu'il ait été l'un des soixante-douze disciples du Seigneur, puis de St Barnabé si l'on accepte de l'identifier avec celui dont parle St Paul (Romains 16. 11). La même tradition en fait un des premiers évangélisateurs de la Grande Bretagne, où il serait mort en martyr.

 

 

Ste Ceara (+679)

icône contemporaine

Ste Ceara était abbesse en Irlande au VIIème siècle. Connue pour ses prières ferventes, une histoire raconte que les habitants d’un village étaient aux prises avec un feu violent et nauséabond qui faisait rage et détruisait la ville. St Brendan leur conseilla de demander les prières de Ste Ceara. Les habitants l'écoutèrent, et par ses prières le feu disparut. En outre, elle est connue pour avoir fondé deux monastères, un à Kilkeary et l’autre à Tech Telle.

 

St Zacharie, pape (+752)

 

Il est le dernier des papes grecs. Natif de Syrie, mais d’origine grecque, il est le fils de Polychrone (certaines sources fixent sa naissance à Byzance et d’autres en Calabre, en Italie). Il devient chanoine puis moine bénédictin. Émigré en Italie, il est admis comme prêtre dans le clergé romain. À la suite des troubles causés par les Lombards qui avaient assiégé Rome, le siège épiscopal est laissé vacant par la mort du dernier pape Grégoire III. On choisit donc Zacharie, qui est sacré en l’an 741. Confronté au problème des envahisseurs lombards, il règle cette question avec sagesse tant pour Rome, que le lombard Liutprand voulait gouverner, que pour Ravenne qui dépendait de l'empire de Byzance. Avec l'empereur de Constantinople, malgré la querelle iconoclaste où St Zacharie rappelle la doctrine orthodoxe, il maintient des relations courtoises. Il encourage la réforme de l'Eglise franque et appuie Pépin le Bref. Il soutient le travail missionnaire de St Boniface, archevêque de Mayence et lui demande de multiplier les conciles à cet effet. Il entreprit la reconstruction de l'abbaye du Mont-Cassin, détruite par les invasions lombardes.

Ste Lucrèce (+859)

Leocrizia, ou Lucrèce, naquit à Cordoue vers l'an 800. Sa famille appartenait à l’aristocratie musulmane. Cependant, dès son plus jeune âge, elle fut attirée par la foi chrétienne. En secret, elle commença à étudier la doctrine chrétienne et, avec l'aide d'une religieuse nommée Liliosa, reçut le baptême. Par crainte de représailles de la part de sa famille et de la communauté musulmane, Lucrèce garda secrète sa conversion pendant plusieurs années. Lorsqu'elle avoua finalement sa conversion à sese parents, ceux ci tentèrent en vain de la ramener à la foi islamique, en utilisant d'abord la persuasion, puis les menaces et la violence. Elle chercha un moyen d'échapper à leur oppression, prit contact avec l'évêque St Euloge, et trouva refuge auprès d'amis de confiance. L'évasion de Lucrèce déclencha la fureur de sa famille. Ils signalèrent sa disparition aux autorités, qui arrêtèrent plusieurs chrétiens soupçonnés de l'avoir aidée. Lucrèce, quant à elle, se déplaçait d’une cachette à une autre, se consacrant à la prière, au jeûne et à la pénitence. Un jour, elle se rendit chez St Euloge et fut trahie. Tous deux furent arrêtés et présentés au juge. l'évêque fut condamné à mort et exécuté immédiatement. Lucrèce, quant à elle, fut soumise à des pressions et à des tortures pour renoncer à sa foi. Restant ferme, elle fut également décapitée.

Ste Louise de Marillac (1591-1660)

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Fille naturelle d'un grand seigneur, elle est élevée par les religieuses dominicaines de Poissy. En 1613, mariée à un simple bourgeois, elle devient Mademoiselle Le Gras. A trente quatre ans, elle se retrouve veuve. C'est alors qu'elle rencontre St Vincent de Paul. Subjuguée par la charité contagieuse du prêtre, elle devient rapidement sa collaboratrice dans toutes ses actions charitables. En 1633, ils fondent ensemble la Compagnie des Filles de la Charité, appelée communément Soeurs de St Vincent de Paul. Louise, supérieure de la nouvelle communauté, oriente les soeurs vers tous les exclus de son temps : elle crée des petites écoles pour les fillettes pauvres ; elle organise l'accueil et l'éducation des enfants trouvés ; elle développe la visite à domicile pour les malades pauvres ; elle envoie des soeurs auprès des galériens... Une passion l'habite : l'amour de l'homme créé à l'image de Dieu et racheté par le sang de son Fils unique. Comme Monsieur Vincent, elle mourra à la tâche.

St Artemide Zatti (1880-1951)

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Artémide Zatti naquit à Boretto (Reggio Emilia). Dès l`âge de neuf ans, il devait gagner sa journée en travaillant comme ouvrier agricole. Poussée par la pauvreté, sa famille émigra en Argentine au début de 1897. Là il rencontre des salésiens et entre à vingt ans dans leur ordre. On lui confia, entre autres tâches, celle d`assister un jeune prêtre tuberculeux, qui mourut en 1902. Artémide lui-même contracta la maladie, réputée à cette époque comme incurable. A l'hôpital, il fut suivi spécialement par le prêtre médecin, don Evasio Garrone. Avec lui, il demanda à Marie Auxiliatrice, et obtint d`elle, la grâce de la guérison en échange de la promesse de consacrer toute sa vie à soigner les malades. Il guérit et tint promesse. Il s`occupa d`abord de la pharmacie attenante à l`hôpital. Après la mort du P. Garrone, il assuma la responsabilité totale de l`hôpital. Il fut entièrement dévoué à ses malades. En 1950 il fit une chute dans un escalier et fut contraint au repos. Quelques mois plus tard apparurent les symptômes d`un cancer. Il s`éteignit le 15 mars 1951. Son corps repose aujourd`hui dans la chapelle des Salésiens, à Viedma. "Les seuls cinq jours de repos qu'il ait eu, furent ceux passés en prison, parce qu'il fut soupçonné de complicité avec un évadé pour l'avoir accueilli dans son hôpital. Ce fut un homme humble, affable et infatigable. Un homme de Dieu."

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