14 mars

(4 références)

 

St Lubin de Chartres (+556)

Originaire de Poitiers, ce paysan devint moine à l'abbaye de Ligugé, puis il fut l'un des plus célèbres évêques de Chartres. Par ses prières, il sauva la ville de Paris d'un horrible incendie. Il y vint d'ailleurs en 551 pour le second concile de Paris. Nous y avons sa souscription.
Selon sa biographie, il fut moine et abbé de Brou avant de gouverner l'Église de Chartres avec zèle et piété.

 

Ste Mathilde (880-968)

icône contemporaine

Impératrice, épouse heureuse d'Henri l'Oiseleur, roi de Germanie, elle eut beaucoup à souffrir de ses deux fils après la mort de son mari. Othon, le premier empereur de Germanie, lui reprochait ses libéralités pour les pauvres et les monastères sous le prétexte qu'elle ruinait le pays. Elle pacifia ces querelles puis s'en remit à la paix de la vie monastique des moniales bénédictines en Saxe. Elle et son mari s'étaient beaucoup aimés pendant les vingt années de leur mariage, aussi demanda-t-elle à être transportée là où il était enterré, afin de reposer près de lui.

 

Gabra Manfas Qeddus (XIVe-XVe)

Le 15 du mois de maggabit, qui correspond au 14 mars, les chrétiens d’Ethiopie font mémoire d’Abuna Gabra Manfas Qeddus, anachorète parmi les plus vénérés dans l’Église d’Ethiopie. Il n’est pas aisé de reconstituer historiquement la vie de celui dont le nom signifie « serviteur de l’Esprit saint ». Selon les synaxaires éthiopiens, il naquit en Egypte, dans la ville de Nehisa, qu’il abandonna très vite pour entreprendre un long voyage en anachorète dans le territoire de Kabt. Gabra Manfas Qeddus représente de façon emblématique le type de l’ermite qui se sépare du monde pour laisser la place à la création toute entière dans son incessante intercession. L’iconographie traditionnelle le dépeint en compagnie de lions et de panthères, et revêtu uniquement de sa longue chevelure. Gabra Manfas Qeddus a probablement vécu entre le XIV è et le XV è siècle, se déplaçant à maintes reprises dans le plateau éthiopien et devenant, partout où il passait, un référence spirituelle importante.
Toujours selon la tradition, à sa mort, le Seigneur fit avec lui le pacte d’accorder la vie éternelle à tous ceux qui se seraient confiés à son intercession.

Chiara Lubich (1920-2008)

Née à Trente, au nord-est de l'Italie, c'est sous les bombardements en 1943, au cœur des affrontements entre Allemands et Alliés, que la jeune fille comprend sa vocation. « J'ai eu alors cette découverte fulgurante d'un Dieu qui m'aimait intensément. Cet amour était plus fort que les bombardements qui détruisaient Trente. À tel point que cela changé radicalement ma vie ». À cette date, elle décide de consacrer sa vie à Dieu avec un premier groupe de jeunes filles. Chiara Lubich est jetée dans le siècle et ne le quittera plus, tout en développant une spiritualité de la communion originale aux racines profondément mariale. Le mot d'ordre : « faire de l'unité entre nous le tremplin pour courir là où l'unité n'existe pas, et la réaliser », écrit-elle alors. Elle crée le mouvement des « Focolari », en collaboration avec Igino Giordani. Aujourd'hui, les Focolari sont présents dans 182 pays, et comptent plus de 2 millions de membres. Statutairement, leur dirigeante doit être une femme. Ils ont développé leur action en direction du dialogue interreligieux, certains membres sont d'ailleurs protestants, orthodoxes, bouddhistes et musulmans. Chiara Lubich a pu parler devant des moines en Thaïlande, des musulmans de Harlem aux Etats-Unis, ou des juifs de Buenos Aires… Autre domaine de mission, le champ de l'économique et du politique, à partir du concept de l'économie de communion. Mais l'une des intuitions les plus importantes de Chiara Lubich pour son mouvement et l'Église, c'est l'œcuménisme de spiritualité, comme la communauté de Taizé, dont elle était proche. L'une des dernières personnes à l'avoir vue, est le patriarche oecuménique Bartholomeos Ier, qui était à Rome la semaine du 14 mars, et a souhaité lui-même lui rendre visite. La fondatrice des Focolari était persuadée que la voie de l'unité entre chrétiens passait par la prière: « Jésus abandonné a vaincu toutes les batailles. C'est lui la réponse à la prière que je lui avais adressée, avec mes premières compagnes, quand, fascinée par son testament, je lui avais demandé comment réaliser l'unité ».

jour précédent jour suivant