3 juin

(3 références)

 

 

  Ste Clothilde (+545)

Elle était originaire de Bourgogne et chrétienne. Donnée en mariage à Clovis, elle ne rendit pas son mari moins sanguinaire, lui qui tuait les membres de sa famille et les chefs francs qui le gênaient. Reine de France, elle fut patiente et ainsi obtint la conversion de son époux Clovis. Mais ce dont on parle moins, et c'est dommage, ce sont les épreuves de cette reine patiente, de cette épouse d'un mari irascible et de cette mère de famille qui perdit son fils premier-né et qui, plus tard, vit l'un de ses fils massacrer sa famille. Elle se retira à Tours pour être près du tombeau de saint Martin.

l'Église orthodoxe la fête le 3 juin (dies natalis) et l'Église catholique le 4 juin.

St Kevin (+618)

icône contemporaine

St Kevin (Coemgen) Fils de la noblesse du comté de Leinster, en Irlande. Jusqu’à l’âge de 12 ans, il est placé chez les moines, où il est éduqué sous la responsabilité de St Pétroc de Cornouaille. Il entreprend par la suite des études pour accéder à la prêtrise. Après avoir été ordonné, il se retire comme ermite pendant plus de sept ans dans une grotte à Glendalough, où il s’astreint à de grandes austérités et cohabite en parfaite harmonie avec les animaux qui l’entourent. Sa réputation de sainteté se répand bientôt et elle attire de nombreux disciples, pour lesquels il fonde un premier monastère, qui sera suivi de plusieurs autres autour desquels naîtra une nouvelle ville. Une fois assuré que le monastère est bien installé, il part pour retrouver sa vie érémitique, mais revient tout de même à son monastère quatre ans plus tard, pour en être nommé abbé (498-618) St Kevin est le protecteur des merles et le patron de l’archevêché de Dublin.

St Charles Lwanga et ses compagnons (XIXème siècle)

L'Eglise ougandaise était toute jeune : à peine dix ans depuis que les Pères Blancs avaient évangélisé le pays, avec l'appui du roi. Mais le roi était mort et son successeur Mwanga était un homme sans moralité et tyrannique. Il avait renvoyé les missionnaires de la religion étrangère. Or voici que certains de ses pages refusaient de se plier à ses désirs contre-nature sous prétexte que leur baptême leur faisait un devoir de rester purs. Le roi fit arrêter ceux de ses pages qui étaient chrétiens, catholiques et protestants mélés dans le même témoignage : une vingtaine, âgés de 13 à 30 ans, avec leur meneur Charles Lwanga. Ils furent longuement torturés, mais sans qu'on pût les forcer à renier leur baptême. Ils furent brûlés vifs, à petit feu, sur une colline afin qu'on puisse les voir de loin, pour l'exemple. Marchant à la mort Kisito (13 ans ) demandait à son aîné, Charles Lwanga : «Donne-moi la main : j’aurai moins peur». Tous les deux ont été proclamés patrons de la jeunesse africaine. Un autre, arrivant au lieu du supplice, déclara : «C’est ici que nous verrons Jésus!». Un an plus tard, le nombre des baptisés et des catéchumènes avait plus que triplé, signe de la fécondité de leur martyre.

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