29 juin

(5 références)

 

Ste Judith (VIème siècle av J.-C.)

Pratiquement tous les Chrétiens connaissent le geste héroïque qu’eut Judith, prénom en hébreu qui veut dire « juive », en décapitant la tête de général babylonien Holopherne qui, sur les ordres du roi Nabuchodonosor II (605-562 av JC), assiégeait une ville, Bethulia. Dans celle-ci habitait Judith, jeune veuve descendant de la maison de Siméon. Les habitants songeant à se rendre, elle se proposa d’aller à la rencontre de l’officier. Elle se fit inviter sous sa tante sous prétexte de livrer des informations de premières mains aux assaillants, d’autant que le général la trouvait très belle… Mais celle-ci, avec le concours de sa servante, réussit à l’enivrer et en profita pour lui couper la tête. Les Babyloniens, sans chef, furent alors vaincus par des Juifs galvanisés par la prouesse de Judith.

St Pierre et St Paul (Ier siècle)

(45 x 35 cm, 2015)

 On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l'Eglise et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Eglise romaine, c'est l'Eglise de Pierre et de Paul, l'Eglise des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pécheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit : "Suis-moi. Tu t'appeleras Pierre." ou "Saul, pourquoi me persécutes-tu ?" Simon devenu Pierre laisse ses filets pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul se mit à la disposition des apôtres. Pierre reçut de l'Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde :"Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Paul, ravi jusqu'au ciel, entendit des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines. Pierre renia quand son maître fut arrêté, mais il revint :"Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime." Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donna au Christ : " Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Pierre reçut la charge de paître le troupeau de l'Eglise et Paul devint l'apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourrut crucifié et Paul décapité.

St Cassius (+558)

Il était marié à Fauste, mais dut se séparer d'elle lorsqu'il devint évêque de Narni, le 9 octobre 536. Cassius occupa ce siège épiscopal à l’époque des guerres gothiques et fut l’un des évêques qui, dans cette période de triste désastre pour l’Italie, mit en œuvre les directives de l’Église dans le ministère pastoral avec zèle et prudence. St Grégoire raconte que sur le territoire de Narni, un porte-épée de Totila, possédé par le diable, fut libéré par les prières de Cassius. il offrait chaque jour à Dieu le sacrifice d'expiation en fondant en larmes, et distribuait en aumônes tout ce qu'il avait. Enfin, le jour de la fête des Apôtres Pierre et Paul, à l'occasion duquel il avait l'habitude de se rendre chaque année à Rome, après avoir célébré les saints mystères dans sa cité et distribué à tous le corps du Seigneur, il s'endormit dans le Seigneur. Il fut alors inhumé avec son épouse bien-aimée.

Bx Raymond Lull (+1315)

C'est incontestablement l'esprit le plus original de son temps. Né d’une famille noble de l’île de Majorque, terre de rencontres mais aussi de fréquents conflits au XIIIe siècle, entre juifs, chrétiens et musulmans, Raymond Lulle passa toute sa vie à chercher à connaître et à comprendre en profondeur la culture musulmane en ce qui constitue sa différence, pour lui apporter le message de vie de l’Évangile. A une époque d’antagonismes cruels, d’expulsions et de massacres, il sut toujours chercher la voie du dialogue en étudiant, seul, les langues orientales et la tradition philosophique arabe et en effectuant divers voyages sur les côtes de l’Afrique du Nord, avec, pour toute arme, sa foi et son intelligence. Son oeuvre immense comprend des ouvrages de théologie, de philosophie, de science et de pédagogie, des romans philosophiques, des poèmes mystiques de toute beauté. A la fin de sa vie, il prit l'habit franciscain. Il résumait ainsi sa vie: "J'ai été marié, j'ai eu des enfants, j'ai été riche, j'ai aimé le monde et ses plaisirs. Puis j'ai tout quitté pour la gloire de Dieu. J'ai appris l'arabe pour propager la vraie foi, je me suis rendu chez les Sarrasins où j'ai été flagellé et incarcéré. J'ai tenté d'intéresser les chefs de l'Eglise et les princes chrétiens au bien public."A quatre-vingt ans, à Bougie, en Algérie, il fut lapidé et laissé pour mort. Il expira en vue de Majorque sur le bateau qui le ramenait à son couvent.

St Tikhon de Kalouga (+1492) (CJ : 16 juin)

icône russe

Né à Kiev, St Tykhon devint moine dans sa jeunesse au monastère de Chloudov à Moscou. Il se retira ensuite dans un endroit désert, au sein d'une forêt profonde dans la région de Kalouga, où il vécut dans l'ascèse pendant de longues années. Il avait fait sa demeure dans la cavité d'un énorme chêne, et se nourrissait d'herbes qu'il ramassait à proximité, buvant l'eau d'un puits qu'il avait lui-même creusé. Doux et bon, l'homme de Dieu reçut deux disciples, Photius et Gérasime. Malgré leur pauvreté, ces saints pères n'acceptaient aucun don et épuisaient leurs forces pour cultiver une terre infertile. Comme ils n'avaient pas de chevaux, St Tykhon, affaibli par le jeûne et la maladie, guidait la charrue que tiraient ses deux disciples. Malgré ces rudes conditions de vie, de nombreux aspirants à la vie monastique lui demandaient de fonder pour eux un monastère. A cette époque, le propriétaire des lieux, au cours d'une partie de chasse, découvrit St Tykhon dans sa retraite. Brandissant son fouet, il lui ordonna de quitter cet endroit, mais sa main se trouva soudain paralysée. Il réalisa alors sa faute et demanda pardon au saint qui le guérit. Puis, tournant sa colère en miséricorde, le seigneur proposa à l'homme de Dieu de lui fournir tout ce qui lui était nécessaire pour ériger un monastère. C'est ainsi que St Tykhon put fonder le monastère de la Dormition de la Mère de Dieu, dont il resta higoumène jusque dans sa profonde vieillesse.

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