11 juin

(6 références)

 

St Barnabé (1er siècle)

 

icône contemporaine

Barnabé était un juif de la tribu de Lévi, né dans l’île de Chypre. Il vint à Jérusalem et fit partie de la première communauté chrétienne : « Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé - ce qui veut dire fils de consolation - lévite originaire de Chypre, possédait un champ ; il le vendit, apporta l’argent et le déposa au pied des apôtres » (Ac 4, 36-37). Dès lors, tout au long de ses courses apostoliques, il vécut du travail de ses mains, comme le dit St Paul dans sa première lettre aux Corinthiens (9 6). C’est Barnabé qui présenta Paul à Jérusalem (Ac 9, 27). Les apôtres envoyèrent Barnabé à Antioche où il fit venir Paul. Ensuite, ils furent envoyés ensemble à Chypre puis en Galatie méridionale (Pergé, Antioche de Pisidie, Iconium, Lystres, Derbé) d’où ils revinrent à Antioche. Ils furent encore ensemble au concile de Jérusalem dont, avec Jude-Barsabbas et Silas, ils portèrent les décisions à Antioche. Alors que Paul partait avec Silas pour son second voyage, Barnabé, accompagné de Jean-Marc, retournait à Chypre où, d’après les traditions il mourut martyr.

St Rembert (+888)

 

Né près de Bruges, moine à Turhold, associé à St Anschaire dans son travail missionnaire en Scandinavie, il lui succéda comme évêque de Brême et Hambourg en 865, étendant son influence au Danemark, à la Suède et à une partie de l'Allemagne. Il se dévoua totalement à l'évangélisation des scandinaves et au rachat des prisonniers chrétiens.

 

St Bardo (v.981-v.1050)

 

Il naquit à Oppertshofen dans une famille de noblesse ancienne, apparentée à l’impératrice Gisèle, épouse de Conrad II. Entré au monastère de Fulda très jeune, il s'y distingua par sa douceur, son humilité, son amour du prochain et son ascèse. Son abbé le nomma bientôt doyen puis prévôt de Neumünster. L’empereur Conrad II, à qui il fit une forte impression, lui confia quelque temps plus tard l’abbaye impériale de Werden, à laquelle il ajouta également l’abbaye de Hersfeld en 1031. La même année, St Bardo fut élu archevêque de Mayence, et cette nomination contraria fort le clergé de la cour, qui voyait d'un mauvais oeil que ce moine de pauvre apparence fut promu au premier évêché de l’Empire. Malgré le mépris auquel il fut soumis, Bardo remplit ses devoirs de prince de l’Empire de manière exemplaire. Mais sa préférence allait aux pauvres et aux nécessiteux : à Mayence, il les connaissait tous par leur nom, et ils avaient libre accès à sa maison. Sa générosité et sa douceur étaient telles qu’il donna une pièce d’or au gardien qui, l’ayant pris pour un voleur une nuit dans l’obscurité de l’église, l’avait violemment frappé. Le saint, en fait, avait l’habitude de prier longtemps la nuit. Il acheva la construction de la cathédrale de la ville et la consacra solennellement en 1036. Il jouit toujours d’une réputation de pasteur zélé et de prédicateur illustre, à tel point qu’on le comparait à St Jean Chrysostome. Après avoir assisté au synode tenu par Léon IX en 1049 à Mayence, Bardo mourut à Dornloh, près de Paderborn. Avec l’invocation sancte, Bardo est déjà mentionné dans la litanie d’Exeter du XIe siècle.

Bse Yolande (+1299)

 

icône contemporaine

Fille du roi Béla IV de Hongrie, elle épousa le duc de Kalisz non loin de Lodz, tandis que sa soeur, Ste Cunégonde (Kinga), épousait Boleslas V, roi de Pologne. Toutes deux devinrent veuves la même année et entrèrent ensemble chez les clarisses de Gniezno, près de Poznan. Yolande en devint l'abbesse.

 

St Jean d'Oustioug (+1494) (CJ : 29 mai)

icône russe (détail)

Après la mort de son père, sa mère devint moniale puis higoumène au monastère d'Ostioug . Elle essaya de calmer son jeune garçon qui voulait mener l'ascèse extrême de la folie. Elle dut y renoncer, l'abandonnant à la volonté de Dieu. Jean se faisait passer pour fou durant la journée par diverses excentricités dont celle d'être à moitié nu hiver comme été et de vivre sur un tas de fumier. Mais le soir et la nuit, il priait calmement devant la cathédrale d'Oustioug. A l'âge de dix-huit, il quitta la folie des hommes et rejoignit l'éternelle Sagesse de Dieu.

 

  St Luc de Simféropol (1877-1961) (CJ : 29 mai)

icône contemporaine

À l’aube du 11 juin 1961, s’étégnit l’évêque Luc de Simferopol, dans le siècle Valentin Vojno-Jaseneckij, devenu complètement aveugle depuis plusieurs années. Né en 1877 en Ukraine, d'un père catholique d'origine polonaise et d'une mère orthodoxe, il resta marqué par la piété de son père et se découvrit une passion pour la médecine, plus particulièrement l'anatomie et la chirurgie.Valentin devint un chirurgien connu dans tout le pays. Sa vie prit un nouveau tournant quand, en 1920, il resta veuf avec quatre enfants à charge. Ordonné diacre, prêtre puis évêque par des « réfractaires », il devint Mgr Luc en 1923. La première arrestation se produira bientôt, suivie de longues années de souffrances, d'interrogatoires, d'exil... L'extraordinaire de cette aventure tient au don prodigieux de chirurgien de cet évêque hors norme. Partout, l’évêque Luc fut un extraordinaire serviteur des gens, surtout des plus simples et des pauvres. En 1940, il fut transféré en Sibérie dans le diocèse de Krasnoiarsk, et finalement il rejoignit la Crimée en 1946, à Simféropol, qui fut son dernier siège épiscopal. Dans cette ville de Crimée, éloignée de tout et en pleine décadence, Luc se donna corps et âme à l’édification de l’Église : il s’adonnait surtout à la prédication, mais ne cessait jamais d’approfondir ses études médicales. A sa table très frugale, il y eut toujours place pour les pauvres, les orphelins, les vieillards et les pèlerins en tout genre.

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