28 juillet

(7 références)

 

  St Samson (486-565)

icône contemporaine

Moine puis abbé d'un monastère du Pays de Galles, comme Paterne de Vannes, il arriva en Armorique dans le but de l'évangéliser. Il fonda tout d'abord une abbaye dans une clairière, puis un évêché indépendant, Dol, dont le rayonnement spirituel en fit la grande métropole chrétienne de la Bretagne. Mais Samson, qui commandait aux oiseaux quand ils détruisaient les récoltes, ou aux oies quand elles gênaient le chant des vêpres, savait aussi commander aux hommes et obtenir le soutien du roi. Il alla trouver Childebert dont le royaume de Paris touchait la Bretagne, pour qu'il l'aide à éliminer Conomor, usurpateur de la couronne au détriment de Judwal. Avant de mourir, il apprit que Judwal avait été rétabli sur le trône.

 

  Ste Irène de Cappadoce (IXème siècle)

icône contemporaine

Elle pratiqua une stricte ascèse au monastère de Chrysovalandou en Bythinie, veillant dans la prière. Son don de sagesse et ses vertus en firent la conseillère de nombreux chrétiens qui venaient se confier à elle. Une nuit, une moniale regardant dans la cour, vit Ste Irène en prière, élevée miraculeusement au-dessus du sol, et les deux immenses cyprès qui se dressaient dans la cour du Monastère, avaient incliné leur cime jusqu'au sol pour ne se relever qu'après avoir été marqués par la sainte du signe de la Croix. Ste Irène parvint à l'âge de cent trois ans, en ayant gardé toute sa fraîcheur et sa beauté corporelle, signe de la beauté de son âme. Son Ange Gardien l'ayant avertie un an à l'avance de la date précise de son décès, le jour venu elle rassembla les soeurs, et après les avoir exhortées à mépriser tout ce qui est passager afin de vivre pour leur Epoux bien-aimé, elle ferma paisiblement les yeux et remit son âme au Seigneur.

  St Vladimir (+1015) (CJ : 15 juillet)

icône contemporaine

Vladimir était le plus jeune fils du prince de Kiev, Sviatoslav. Sa mère s'était convertie au christianisme, mais le jeune prince fut élevée dans le paganisme. En 980, il devint prince de Kiev, après avoir éliminé son frère aîné, qui avait lui-même assassiné un autre de leurs frères. Son alliance fut alors sollicitée par les Bulgares, les Khazars, les Allemands et les Byzantins qui lui représentèrent les quatre religions de présence : l'islam, le judaisme, le christianisme latin et le christianisme byzantin. Vladimir, d'après la tradition, envoya alors des ambassadeurs recueillir de plus amples renseignements sur ces religions. L'islam des Bulgares respirait la tristesse et les offices latins des allemands étaient dépourvus de beauté. A Constantinople, la splendeur de la liturgie célébrée dans l'église Sainte-Sophie, l'encens projeté vers le ciel par le balancement des lourds encensoirs, l'or des icônes, les hymnes célestes transportèrent d'enthousiasme les âmes slaves des envoyés du prince : " Nous ne savions plus si nous étions au ciel ou sur la terre ! c'est là que Dieu demeure avec les hommes ! " Vladimir se fit donc baptiser, dans le Dniepr, avec tous ses sujets en 988 et reçut pour épouse une princesse byzantine. Une évangélisation plus profonde du pays suivit rapidement cet acte fondateur du baptême de la Russie.

  St Botvid (+1120)

icône contemporaine

Botvid de Hammarby, né de parents païens de condition riche, ne souhaitant pas vivre dans l’oisiveté, se consacra au commerce et se rendit en Angleterre, prenant un logement chez un prêtre pieux. Après que celui-ci l’eut instruit dans la religion chrétienne et l’eut baptisé, Botvid retourna en Suède, où il commença à exercer des œuvres de bonté et de miséricorde et à convertir ses compatriotes. Un jour, Botvid était allé avec des amis pêcher sur une île appartenant à un païen, un certain Bovinus. Celui-ci, cependant, n’aurait permis à la brigade de jeter ses filets qu'en échange du quart de la prise et Botvido se rendit alors dans une autre île où il attrapa tellement de poissons qu’il remplit deux bateaux. Bovinus fut tellement impressionné par ce qui s’était passé qu'il se convertit à la foi chrétienne. Botvid avait baptisé et affranchi un esclave de la population vendoise et, ayant décidé de l’envoyer comme missionnaire parmi les siens pour répandre l’Évangile, il voulut l’accompagner sur un tronçon de route. Au cours du voyage, les deux hommes s'arrêtèrent pour se reposer à Ragö, dans l’archipel du Södermanland. Botvid s’endormit et l’ancien esclave le tua traîtreusement d’un coup de hache. Une source miraculeuse se mit à couler sur les lieux.

  Jean-Sébastien Bach (1685-1750)

portrait

I1 est des chrétiens qui ont rendu au Christ un réel témoignage par leur vie, d'autres par les écrits et les enseignements qu'ils ont légués à la postérité. Jean-Sébastien Bach, lui, avec constance tout au long de sa vie terrestre, l'a fait par sa musique. Bach naquit à Eisenach, en Thuringe, en 1685 : c'était le fils puîné d'une famille de musiciens. Orphelin jeune, il eut cependant une existence sereine, rythmée par l'intensité de sa propre vie familiale - il fut père de vingt enfants - et par sa profession d'organiste. Après le lycée, Jean-Sébastien fut de fait organiste d'abord à Arnstadt, puis à la cour du duc de Weimar, et finalement à Leipzig. C'est sa qualité d'exécutant qui lui valut l'admiration durant sa vie, alors que ses plus grandes oeuvres religieuses passèrent presque inaperçues. Dans sa musique, Bach transposa toutes ses sollicitudes domestiques et ses expériences religieuses, parvenant à conter de façon extraordinaire la beauté du quotidien qu'il ressentait toujours dans la lumière du regard miséricordieux du Seigneur. Ce n'est qu'après sa mort que peu à peu sa production musicale émergea grandiose et originale : elle constituait une véritable transposition musicale de la vie intérieure que le musicien avait réussi à cultiver malgré la grande envergure des engagements auxquels jamais il ne s'était soustrait.

  Ste Alphonsa (1910-1946)

icône contemporaine

En 1910, naquit Anne, Annakutti, « Petite Anne », au Kérala (état du sud-ouest de l’Inde) dans une famille dont la christianisation remontait à la prédication de St Thomas. Elle perdit sa mère alors qu'elle n'avait que trois mois. Précoce, elle impressionnait par sa rare beauté, son tempérament épanoui, son gracieux sourire, ses manières affables, son grand talent littéraire. Elle choisit la vie religieuse à dix-sept ans en voulant suivre les traces de Ste Thérèse de Lisieux dont elle a vait lu et relu la biographie, non au Carmel mais chez les Clarisses, ordre qu’elle jugeait plus pauvre. Elle prit le nom d’Alphonsa avec la ferme résolution de devenir une sainte en prenant la route du calvaire. Souffrances physiques et morales vinrent à tout bout de champ de partout et de tout le monde. Elle manifestait ses plus délicates attentions aux soeurs qui la calomniaient ! A partir de 1936, elle voulut aider Notre Seigneur à porter sa Croix avec peut-être moins de vigueur mais bien plus de générosité que Simon de Cyrène. Les souffrances liées à des ulcères, hémorragies, fièvres, quintes de toux, vomissements, paludisme furent acceptées, offertes, demandées, guéries parfois (suite à une neuvaine à Ste Thérèse), portées à la place des autres. Sa prière favorite était « Unissez-moi à Vous et consumez-moi du feu de Votre Amour ». Soeur Alphonsa vécut des nuits d’agonies suivies d’un grand bonheur, celui de voir son Epoux lui prodiguer son plus tendre amour dans une chambre toute illuminée. Elle connut toutefois des moments de doutes et d’abandons. Elle exerçait une mystérieuse attraction spirituelle en attirant les âmes à Dieu. Elle eut un remarquable pouvoir d’intuition spirituelle qui lui permettait d’agir en prophète. A sa mort, tous surent que son pouvoir d’intercession était alors encore plus fort ! Aujourd’hui encore, très nombreux sont ceux qui viennent la prier à Bharananganam où se trouve son tombeau : étrangers et indiens de toutes castes, classes, religions (musulmans, hindous…) ! Et les grâces obtenues sont innombrables.

  Mohamed Mashally (1944-2021)

Né dans un petit village du Nord de l'Egypte, le médecin des pauvres '' Doctor of the Poor ", était sorti premier de sa promotion de la faculté de médecine en 1967. Le Dr Mohamed Mashaly visitait gratuitement les pauvres de sa ville depuis plus de 50 ans, musulmans ou chrétiens, ou les recevait dans sa modeste clinique. Il donnait même de l'argent à ses patients pour qu'ils puissent acheter leurs médicaments et prenait(moins d'un dollar aux patients qui pouvaient le payer. Des dizaines de patients faisaient la queue chaque jour devant son humble clinique, où il travaillait dix heures par jour de neuf heures à dix-neuf heures pour soigner un maximum de personnes. Muhammad Mashali n'a jamais eu de voiture, même pas de téléphone portable, il marchait de chez lui à la clinique à pied même s'il avait plus de quatre vingts ans. Lorsque l'un des riches seigneurs du Golfe entendit parler de son histoire, il lui offrit vingt mille dollars, il lui donna même une voiture pour se déplacer, mais après un an, à son retour en Égypte, l'homme riche découvrit que Muhammad avait même vendu sa voiture pour aider ses pauvres patients, et pour acheter du matériel. Muhammad Mashaly racontait : "Après avoir obtenu mon diplôme, j'ai découvert que mon père avait sacrifié toute sa vie pour que je devienne médecin. Alors j'ai promis à Dieu de ne pas prendre un centime aux pauvres, et de vivre ma vie au service de mon prochain quelle que soit sa culture ou sa religion".

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