21 janvier

(7 références)

 

St Fructueux (+259)

mosaïque contemporaine

Evêque de Tarragone, martyr avec ses deux diacres, St Augure et St Euloge. Durant la persécution de l'empereur Gallien, ils furent d'abord jetés en prison, puis condamnés à être brûlés vifs. Quand leurs liens furent consumés, ils se mirent à prier les bras en croix et c'est ainsi qu'ils terminèrent leur martyre.

 

Ste Agnès (+ vers 304)

icône : 15 x 10 cm, (2018)

Il est certain qu'il y eût à Rome vers cette date, une jeune fille de treize ans qui mourut volontairement pour la foi en Jésus-Christ. La nouvelle s'en répandit très vite chez les chrétiens de l'Empire. On s'indigna de la cruauté des bourreaux, on s'apitoya sur la jeune victime, dont le nom se perdit au fur et mesure que la distance était lointaine de Rome. Et comme on ne savait pas exactement son som, elle est devenue "l'agneau" qui donne sa vie comme l'agneau de Dieu, d'où son nom d'Agnès. Elle devint un personnage légendaire, chacun imaginant le comment de sa mort. En Occident, on transmit la tradition qu'elle eût la tête coupée; en Orient, on dit qu'elle aurait été enfermée dans un lupanar où personne n'osa la toucher avant d'être brûlée vive. Quoi qu'il en soit des détails de son martyre, gardons présent à notre mémoire comme un exemple, ce fait historique qu'une jeune romaine de treize ans n'hésita pas à sacrifier la vie terrestre qui s'ouvrait à elle, pour se donner à la vie du Dieu qu'elle adorait.

St Epiphane de Pavie (+ 496)

L’évêque de Pavie, Crispin Ier, reçut Épiphane à l’âge de huit ans, parmi les lecteurs de son Église ; plus tard, il l’ordonna diacre à vingt ans, et le recommanda, se sentant proche de la mort, à un certain Rusticius de Milan, pour être son successeur sur la chaire épiscopale de Pavie. À la mort de Crispin, St Épiphane fut donc consacré évêque à Milan. Il fut l’un des évêques les plus importants de son époque, gagnant le surnom de « lumière et père des évêques ». En tant qu’évêque, il fut chargé de plusieurs ambassades auprès de différents rois germaniques, qui s’étaient installés sur le territoire de l’Empire romain d’Occident. Il se rendit à Rome auprès de l’empereur Anthemius (467-72) en tant que légat de Ricimer, puis à Toulouse auprès d’Euric, roi des Wisigoths, au nom de l’empereur Junius Nepos (474-75). Il œuvra activement à la reconstruction de Pavie, qui avait été pillée et détruite en 476 par les armées rivales d’Oreste et d’Odoacre. Il a soutenu avec une charité inépuisable toutes sortes de misères et de souffrances. Il se rendait souvent auprès des vainqueurs pour implorer la clémence envers les vaincus. De retour de Ravenne, où il était parti pour une nouvelle légation auprès du roi Théodoric en faveur de Pavie et de toute la province de Ligurie romaine, il tomba gravement malade à Parme. Selon son désir, il fut transporté à Pavie où il mourut à l’âge de cinquante-huit ans, après trente ans d’épiscopat.

St Maxime le Confesseur (v.580-662)

icône contemporaine

Originaire des environs de Tibériade, St Maxime, orphelin, fut élevé dans un monastère de Palestine. Mais l'époque, troublée, n'était guère favorable à une vie monastique tranquille. Les invasions perses et arabes obligent Maxime, comme nombre d'autres moines d'Orient, à fuir à plusieurs reprises, de plus en plus à l'Ouest. On suit sa trace à Chrysopolis près de Constantinople, puis en Egypte et jusqu'à Carthage dans l'actuelle Tunisie. A cette époque, pour refaire l'unité de l'empire et rallier les monophysites dissidents, l'empereur byzantin et le patriarche de Constantinople tentèrent d'imposer un compromis théologique : le monothélisme, qui ne reconnaît au Christ qu'une seule volonté divine, sa volonté humaine étant absorbée par elle. St Maxime s'y oppose de toutes ses forces avec le Pape Martin de Rome. L'agonie du Christ à Gethsémani montre que le Christ nous a sauvés en soumettant librement sa volonté humaine à sa volonté divine.
St Maxime connaît alors procès, exils et même tortures de la part des tribunaux impériaux. On lui coupe la main droite et on lui arrache la langue : il ne pourra ainsi ni de bouche ni de plume confesser la foi du concile de Chalcédoine. Mais son silence devint témoignage et c'est ainsi qu'il meurt dans l'exil caucasien où on l'a relégué. Le concile oecuménique de 680 condamnera le monothélisme.

St Abo de Tbilissi (+ 786) (CJ : 8 janvier)

icône géorgienne contemporaine

Né à Bagdad, où il avait été éduqué par les meilleurs maîtres de l'Islam, il était devenu expert dans les parfums et amateur des lettres arabes. Il entra au service d'un noble chrétien, Nersès, duc de Géorgie. La géorgie était depuis peu passée sous domination abbasside ; ses anciens souverains chrétiens s'étaient vu accorder le droit de demeurer ethnarques dans les villes où ils résidaient. Après diverses vicissitudes, Nersès revint en Géorgie où le suivit Abo. C'était un homme passionné des lettres et de la culture, aussi apprit-il rapidement à apprécier le christianisme, tout en évitant de la professer ouvertement. Le durcissement des hostilités contre les chrétiens contraignit à l'exil dans le territoire des Khazars la maisonnée de Nersès. C'est là qu'Abo reçut le baptême. De retour à Tbilissi, il fut accusé d'infidélité à l'Islam et on lui imposa d'abjurer sa nouvelle foi. Mais lui, avec grande paix et simplicité, refusa ; il s'engagea courageusement dans un long chemin de souffrance qui le mena au don suprême du martyre. (Bose)

St Meinrad (v. 797-861)

icône contemporaine

Originaire de la Souabe, il est confié aux moines de l’abbaye de Reichenau, qui se chargent de son éducation. Lorsqu’il atteint l’âge de vingt quatre ans, il accède au diaconat, et un an plus tard il prend l’habit. Il est ensuite envoyé au monastère de Bollengen afin d’y prendre la direction de l’école, mais au bout de quelques années il se sent attiré par la solitude. Avec l’autorisation de son abbé et emportant avec lui seulement quelques livres, il se retire comme ermite non loin du village d’Altendorf. Au bout de sept ans, il ressent le besoin de s’isoler davantage et se rend dans un lieu isolé des bords du lac Sihl (Suisse). Sa renommée venant à être connue d’Hildegarde, l’abbesse du couvent de Zurich, cette dernière lui envoie une image de Marie. Des miracles ayant commencé à se produire, les pèlerins affluent bientôt, chargés d’offrandes et de cadeaux que Meinrad utilise pour sa chapelle ou redistribue aux pauvres. Cependant, la nouvelle de ces richesses attire des brigands qui se présentent un soir à la cellule où le saint est en prière et le frappent mortellement avec une massue. Il est souvent représenté avec deux corbeaux : ces oiseaux, apprivoisé dans la solitude, poursuivirent les meutriers et permirent leur arrestation.

Bx Jean-Baptiste Turpin du Cormier
et ses compagnons
(+1794)

Lors de la Révolution française, Jean-Baptiste Turpin du Cormier et treize autres prêtres de la Congrégation de la Mission furent arrêtés, jugés et guillotinés pour avoir refusé de prêter allégeance à la République et abandonné leur ministère. né à Laval en 1732, il « était un homme véritablement bon, un berger plein de zèle. Entièrement dévoué au soin pastoral, il consacrait tout son temps à l’accomplissement de ses devoirs, à l’instruction des fidèles, à la réconciliation des pécheurs avec Dieu, au secours des pauvres, à la visite des malades. Son cœur était plein de bonté, sa douceur et son affabilité, sa conduite régulière et édifiante, toute sa vie fut un modèle de toutes les vertus sacerdotales. » En tant que curé de l’église de la Sainte-Trinité, aujourd’hui cathédrale de Laval, il plaçait le prestige dont il jouissait au service de ses confrères qui le considéraient comme leur chef.

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