17 janvier

(5 références)

 

  St Antoine (v.250-355)

icône contemporaine (monastère de Bose)

 

St Antoine avait environ vingt ans lorsqu'il entendit l'Evangile du jeune homme riche, lu dans une église (lc 18, 22). Il prit pour lui cet appel à se dépouiller de ses biens pour suivre le Christ, et s'établit au désert, dans un fort abandonné. Là, il subira pendant plus de vingt ans l'attaque des démons, qui pour l'effayer prennent l'apparence de bêtes féroces et le rouent de coups. Lorsqu'il sort de sa réclusion, sa réputation de sainteté lui attire de nombreux disciples, mais il y retourna pour finir sa vie.

 

 

Abba Antoine dit à abba Poemen : " Voici la grande oeuvre de l’homme : rejeter sur soi-même sa faute devant Dieu, et s’attendre à la tentation jusqu’au dernier soupir ".
Il dit encore : " La vie et la mort dépendent de notre prochain. En effet, si nous gagnons notre frère, nous gagnons Dieu ; mais si nous scandalisons notre frère, nous péchons contre le Christ ".

Ste Yolaine (IVème siècle)

Née à Rome d'une illustre famille patricienne, elle aurait pu jouir des délices que sa situation lui permettait, mais elle eut un idéal beaucoup plus grand. Apprenant avec Ste Benoîte que leur illustre parent St Quentin, avait été martyrisé pour la cause de Dieu en évangélisant le Vermandois, elles partirent avec dix autres compagnes pour continuer la mission qu'il avait entreprise.
Avec un grand courage, elles quittèrent leur famille et, pieds nus, elles escaladèrent les hauts sommets des Alpes et suivirent les longues voies romaines tracées par l'invasion. Après bien des fatigues, elles finirent par trouver le tombeau de St Quentin. Après un long temps en prière elles se séparèrent pour accomplir leur apostolat : Ste Benoîte vint se fixer à Origny et Ste Yolaine à Pleine-Selve. Elles instruisirent les rudes Gaulois et beaucoup se convertirent. Le bruit en parvint aux oreilles de Matrocle, le juge de la province, qui les fit mettre à mort. D'abord Ste Benoîte, puis Ste Yolaine.

St Sulpice de Bourges (+647)

Né à Vatan en Berry à la fin du VIème siècle, il fut appelé « le Pieux » ou « le Bon » ou le « Débonnaire », à cause de la douceur de son caractère. Il passa ses premières années à la cour du roi de Bourgogne.
De parents nobles, il fut passioné très tôt par Dieu et les Saints Ecritures. Il aimait se retirer dans les églises et se vêtir simplement. Ordonné prêtre, il fut d'abord aumônier de l’armée du roi Clotaire II qu’il guérit d’une grave maladie et qui, en 624, le nomma archevêque de Bourges. Vrai type du « Bon Pasteur », il prêcha toujours par l'exemple. Grand thaumaturge, il fut un berger aimé du peuple, qu’il défendit contre la tyrannie de Llull, ministre du roi Dagobert. Les rois mérovingiens de cette époque étaient en réalité tout sauf des partisans de l’Église, mais St Sulpice parvint à convaincre le nouveau souverain, Clovis II, de traiter son peuple avec plus de respect. Quelques années avant sa mort, épuisé par ses efforts, il demanda au roi d’être remplacé dans le ministère épiscopal, afin de pouvoir se consacrer entièrement aux soins des pauvres. Il mourut en 647 et lors de ses funérailles, il y eut des scènes extraordinaires de deuil, à tel point que le clergé eut du mal à conclure la célébration des funérailles. St Sulpice a donné son nom à l’église Saint-Sulpice à Paris, berceau des séminaires pour la formation des prêtres.

St Gamalbert (+800)

Gamelbert, fils de parents nobles et riches, né vers 720 à Michaelsbuch (Basse-Bavière), refusa la carrière militaire et se mit à garder des troupeaux. Poussé par un rêve, il apprit à lire et acquit une grande connaissance des Saintes Écritures. Après la mort de son père, il fut ordonné prêtre et commença à travailler, avec ses propres fonds patrimoniaux, au salut et la sanctification des âmes. Il fut ainsi durant plus de cinquante ans, l'humble curé de la paroisse de Michelsberg, son village natal. Selon la coutume de l’époque, il fit un pèlerinage à Rome aux tombes des Apôtres. Sentant la mort proche, il donna ses biens à son filleul Utto pour la fondation du monastère de Metten.

 Ste Roseline (1263-1329)

icône contemporaine

Fille aînée d'Arnaud de Villeneuve et Sybille de Sabran, Roseline naît au Château des Arcs le 27 janvier 1263. Très vite l'enfant fait preuve d'une grande bonté : elle distribue sans compter des réserves du Château aux pauvres du castrum malgré l'interdiction de son père. Au contact de sa tante Jeanne, Prieure du monastère de la Celle-Roubaud, Roseline souhaite devenir chartreuse, son père qui lui destine un beau mariage cède aux vœux de sa fille. Elle devint novice en 1278. En 1285, elle retourne à la Chartreuse de La Celle Roubaud Aux Arcs, pour la plus grande joie de sa famille et des Arcois. En 1300, à l'âge de trente sept ans elle succède à sa tante comme Prieure. Plusieurs miracles dont "le repas des anges" se sont produits depuis son noviciat. Elle expire le 17 janvier 1329 à l'âge de soixante six ans. Exhumé cinq ans après sa mort, son corps est retrouvé intact et ses yeux ouverts avaient conservé tout leur éclat. Afin que les fidèles puissent l'honorer, son corps fut placé dans une châsse et les yeux sertis dans un reliquaire.
En 1660, Louis XIV souhaita vérifier la réalité de ce prodige. Croyant à une supercherie, son médecin Vallot creva l'œil gauche, la prunelle se troubla instantanément, les yeux étaient bien naturels.

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