15 janvier

(5 références)

 

 Ste Rachel (v. 1700 av J.C.)

icône contemporaine, peinte par Mère Anastasia

 

C'est la quatrième femme de Jacob, la mère de ses deux derniers fils, Joseph et Benjamin.

 

St Paul de Thèbes (v. 232-345)

Fresque, Mont Athos

 

Issu d'une famille de notables égyptiens de la région thébaine, il se retrouve orphelin à 16 ans, à la tête d'une grande fortune. Mais la persecution déclenchée par l'empereur Dèce le pousse à fuir au desert où il vivra dans la solitude pendant 90 ans. Âgé de 113 ans il reçoit la visite de St Antoine, et après une journée passée ensemble, il rend le dernier soupir. Antoine l'enveloppera alors dans le manteau que lui avait légué St Athanase, et conservera la tunique de feuilles de palmier que St Paul avait confectionné de ses mains.

Il est considéré comme le premier ermite.

 

St Maur ou Amaury (+584)

 

Fils d’Aequitius et de Julia, un couple de la noblesse romaine, il est confié aux soins de St Benoît de Nursie à l’âge de douze ans et devient plus tard son disciple. Sa renommée est principalement due à un événement miraculeux : un jour, le moine Placide, parti chercher de l’eau à la rivière, se retrouve entraîné par le courant et en grand danger de périr noyé. On demande au Frère Maur de se porter à son secours et après avoir reçu la bénédiction de Benoît, il s’élance en direction de Placide, qu’il parvient à ramener sain et sauf sur le rivage. Lorsqu’il se retourne et regarde derrière lui, Maur réalise qu’il vient de marcher sur l’eau comme s’il s’était agi de la terre ferme. Très impressionné, Benoît l'attache à sa personne et lui confie l’administration du monastère du Mont-Cassin. En 542, en réponse à une requête de l’évêque du Mans, il est envoyé dans les Gaules avec quelques moines afin d’y fonder un nouveau monastère. Ils s’établissent finalement à Glanfueil, sur les bords de la Loire (Maine-et-Loire). Maur gouverne l’abbaye durant près de quarante ans, puis il se décide à abandonner sa charge pour la confier à Bertulfe. Il se retire ensuite dans la solitude d’une cellule adossée à la chapelle Saint-Martin, où il se consacre entièrement à la prière en attendant la mort.

  Ste Juliana de Lazarevskoje (1534-1604)

icône contemporaine

 

C'était une femme russe de noble condition, qui vécut à l'époque où regnait Ivan le Terrible. Malgré son attrait pour la vie monastique, elle se vit mariée et mère de famille. Cela ne l'empecha pas d'avoir une vie de prière très profonde.

Attentive aux pauvres, elle utilisa sa fortune à soulager la misère autour d'elle.

 

St Séraphim de Sarov (1759-1833) (= 2 janvier calendrier julien)

icône du père Grégoire Krug

Il est sans doute le saint russe le plus aimé et le plus vénéré, comme st François d'Assise en Occident. Il devint moine à dix huit ans à Sarov et à trente cinq se retira dans la solitude de la forêt. Il y vécut dix sept ans dans l'amitié des bêtes sauvages. C'est à la suite d'une agression qu'il dut réintégrer son monastère, mais toujours dans la solitude. Au bout de quinze ans, la Mère de Dieu lui demanda de sortir et d'accueillir les foules qui viendront à lui. Il devient ainsi "staretz", c'est-à-dire père spirituel, guidant hommes et femmes vers Dieu.

Un des témoignages les plus connus est son dialogue avec le laïc Motovilov, son fils spirituel, qui racontera comment St Séraphim fut transfiguré en sa présence.

"Le vrai but de la vie chrétienne est l'acquisition du Saint Esprit."

"Si tu gardes la paix du coeur, beaucoup autour de toi trouveront la paix."

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