4 septembre

(10 références)

 

St prophète Moïse (XIIIème av J.C.)

icône copte contemporaine

Il est celui qui vit Dieu, quand il reçut de Lui au Buisson Ardent, la révélation du Nom ineffable et la mission de libérer le peuple d'Israël opprimé par le Pharaon d'Egypte. Comme s'il voyait l'invisible, il parlait face à face avec Dieu, comme on parle à un ami. Médiateur de la Loi solennellement promulguée, lors de la Théophanie sur le mont Sinaï, il rendit témoignage au Christ médiateur de la nouvelle Alliance, lors de la Transfiguration sur le Mont Thabor.

Dans l'iconographie du Buisson Ardent, on peut souvent voir sur le buisson, une représentation de la Mère de Dieu. Le buisson qui ne se consume pas est un enffet un de ses attributs.

 

 

Ste Hermione ou Irma (1er siècle)

icône contemporaine

Parmi les quatre filles de l'Apôtre Philippe qui, selon le témoignage des Actes des Apôtres étaient vierges et prophétisaient, Hermione et Eutychie partirent vers l'Asie-Mineure pour rejoindre St Jean le Théologien. Mais il avait déjà quitté ce monde. Aussi suivirent-elles à sa place St Pétronios, son disciple. Hermione connaissait l'art médical, mais elle apprit alors à soigner aussi les âmes. Et nombreux étaient ceux qui accouraient vers elle pour trouver le réconfort. Lorsque l'empereur Trajan vint de Rome à Ephèse pour lutter contre les Perses, sa réputation de thaumaturge et de prophétesse parvint jusqu'à lui. Il la fit comparaître et tenta de lui faire renier le Christ. Comme il n'y parvenait pas, il la fit frapper au visage mais elle décourageait ses bourreaux par son impassibilité et sa joie. Ste Hermione remit en paix son âme à Dieu et fut enterrée à Ephèse.

St Théodule (ou Théodore) (IVème siècle)

icône contemporaine

Originaire d'Orient, qu'il aurait beaucoup parcouru dans sa jeunesse (Grèce, Égypte), il entreprit sous la direction de St Ambroise la christianisation des régions alpines de la Suisse actuelle, et devient évêque d’Octodure (aujourd'hui Martigny en Valais). Sa participation au concile d'Aquilée en 381 est attestée, et on lui attribue la lettre du synode de Milan (393) au pape Siricius. Comme l'évêque St Ambroise, il lutta contre l'arianisme et défendit la foi orthodoxe définie lors du concile de Nicée. Il œuvra également à développer le culte de St Maurice et de ses compagnons partyrs. Il fit de nombreux voyages dans le territoire de l'Italie actuelle, en particulier vers le Valtournenche, qui faisait partie à l'époque du diocèse de Sion avec le val d'Ayas, et le passage des Alpes qu'il emprunta, porte encore aujourd’hui le nom de col de Saint-Théodule.

St Boniface, pape de Rome (IVème-Vème siècle)

 

Il fut chargé de plusieurs missions en Orient avant son élection, en particulier pour soutenir St Jean Chrysostome qui avait été exilé. Il rencontra d'ailleurs l'hosilisté de la cour impériale de Constantinople. Son élection fut également contrée par l'empereur Honorius, qui lui opposa un antipape. Mais, devant l'attitude de ce dernier, il préfèra finalement St Boniface et le rétablit sur le siège de Rome. St Boniface fut en relation avec St Augustin pour contrer l'hérésie pélagienne. Il intervint également dans la vie des Eglises de Thessalonique, Arles et Narbonne. On lui attribue plusieurs décisions liturgiques. St Boniface fut surtout remarquable par sa prudence à ne blesser personne et par son humilité dans ses relations avec les autres évêques.

Ste Ida de Herzfeld (+825)

icône contemporaine

Née vers 766 en Westphalie, elle vécut à l’époque de Charlemagne (742-814). Ses cinq frères et sœurs choisirent la vie religieuse, deux d’entre eux devinrent abbés de Corvey. Après avoir passé sa jeunesse à exercer les vertus et la piété, elle épousa le duc de Saxe, Ekbert. De leur union heureuse naquirent cinq enfants, dont trois choisirent la vie religieuse. Son fils, le vénérable Varin, devint plus tard abbé de Corvey. Les deux autres enfants occupaient des positions importantes dans la société de l’époque. Avec son mari Ekbert, ils menérent une vie chrétienne exemplaire et firent construire une église à Herzfeld (diocèse de Münster), selon les indications reçues dans un rêve. En 811, à l’âge de quarante-cinq ans, elle devint veuve et, après avoir dignement installé ses enfants, se retira dans une pièce adjacente de l’église d'Herzfeld. Ste Ida se consacra à des œuvres de piété, d'ascèse et de charité envers les pauvres de la région, ce qui lui valut le surnom de « mère des pauvres ». Elle apporta une contribution décisive à la fondation de la première communauté chrétienne dans le sud de la Westphalie. A sa mort, le 4 septembre 825, elle fut enterrée à côté de l’église, auprès de son mari.

 Ste Rosalie (+1170)

icône contemporaine

Capitale et port de la Sicile, Palerme vénère Ste Rosalie comme sa sainte patronne. Son sanctuaire s'élève au sommet du mont Pellegrino, à six cent mètres d'altitude. C'est là que son corps aurait été retrouvé en 1624, dans un enveloppement de cristaux. Elle y serait morte quatre siècles plus tôt, le 4 septembre 1170. Un compatriote, le bénédictin A. Tonamira recueillit à cette occasion un faisceau de légendes "conjecturales", qu'il rassembla dans un livre suggestif : " Idée conjoncturale sur la vie de Ste Rosalie." Ainsi, on raconte qu'elle était la fille du seigneur Simbald, descendant de Charlemagne, qu'elle avait fui la maison paternelle à quatorze ans, à la suite d'une apparition de la Vierge Marie, pour préserver sa virginité. Elle passa les seize dernières années de sa vie dans une grotte du mont Pellegrino, nourrie de la seule eucharistie que lui apportaient les anges. Le chapelet de ces merveilles n'a d'égal que sa popularité sicilienne.

 Bse Dina Bélanger (1897-1929)

icône contemporaine

Née à Québec, elle étudia chez les sœurs de la congrégation Notre-Dame à Bellevue et se révèla très douée pour les études, spécialement pour la musique. Les concerts qu'elle donna entre 1918 et 1921 étaient tous au profit d'œuvres de charité. Jeune fille sociable, amie de la beauté et de la nature, elle rayonnait la bonté qui la portait vers les plus faibles, les plus démunis. À vingt-quatre ans, elle répondit à l'appel du Seigneur, et entra chez les religieuses de Jésus-Marie à Sillery où elle prendra le nom de sr Marie-Ste-Cécile de Rome. Durant de courts séjours à Saint-Michel, elle enseignait la musique. Son activité apostolique fut très tôt réduite par la maladie. Après avoir écrit son autobiographie spirituelle, elle laissa derrière elle des pièces musicales et des poèmes. Elle mourut à l'âge de trente-deux ans le 4 septembre 1929.

St Gorazd de Prague (1879-1942) (CJ : 22 août)

icône contemporaine

Matej Pavlík naquit en Moravie, aujourd’hui république tchèque. Catholique romain, il fut ordonné prêtre. Mais pendant ses études, il s’était beaucoup intéressé à la mission de Cyrille et Méthode ainsi qu’à l’orthodoxie. La création de la Tchécoslovaquie après la Première Guerre mondiale apporta une liberté religieuse totale, et dans ce contexte, beaucoup quittèrent l’Église catholique. L’Église serbe offrait un refuge à ceux qui se tournaient vers l’orthodoxie, et c'est dans cette Eglise que Matej fut consacré moine, puis évêque en 1921, sous le nom de Gorazd, St Gorazd, étant l’évêque qui succéda à Méthode comme évêque de Moravie en 885. Au cours de la décennie suivante, Gorazd et ses fidèles organisèrent des paroisses et construisirent des églises en Bohême. Au total, onze églises et deux chapelles furent édifiées. Il fit traduire et publier les livres liturgiques en tchèque, langue utilisée lors des offices religieux, et contribua à la création de l’éparchie de Moukachevo et de Prešov en 1931. Avec la conquête de la Tchécoslovaquie par les nazis en 1938, l’église fut placée sous la tutelle du métropolite de Berlin, en Allemagne. Reinhard Heydrich fut nommé souverain du protectorat de Bohême et de Moravie. Le 27 mai 1942, un groupe de résistants tchèques assassina Heydrich. Le groupe alla se cacher dans la crypte de la cathédrale. Lorsque Gorazd l’apprit quelques jours plus tard, il reconnut le lourd fardeau que cela imposait à l’Église orthodoxe tchèque, et demanda aux résistants de se déplacer ailleurs dès que possible. Cependant, le 18 juin, ils furent trahis, découverts et tous tués. Les représailles suivirent. Les deux prêtres et les hauts responsables laïcs de l’Église furent arrêtés. Pour sauver l'Eglise, Gorazd s’attribua la responsabilité de ce qui s'était produit dans sa cathédrale, et le 27 juin 1942, fut arrêté et torturé. Le 4 septembre 1942, Gorazd, les prêtres de la cathédrale et les laïcs furent exécutés. Mais les représailles allèrent bien plus loin puisque les nazis menèrent de vastes rafles contre les Tchèques, ainsi dans le village de Lidice, tuant sommairement les hommes et les enfants, tandis qu’ils placaient les femmes dans des camps de concentration. Les églises orthodoxes de Moravie et de Bohême furent fermées et l’église interdite d’activité. Le métropolite Séraphim refusa courageusement de publier une quelconque déclaration condamnant l’évêque Gorazd. Ce n’est qu’à la fin de la guerre que l’Église orthodoxe en Tchécoslovaquie reprit ses fonctions.

  Albert Schweitzer (1875-1965)

Né à Kaysersberg, en Alsace, Albert Schweitzer sut mettre pleinement à profit les multiples talents dont il était doté. D'abord organiste de grand renom, il fut l'interprète extraordinaire de Bach ; puis, en sa qualité de pasteur protestant, muni d'une licence libre d'enseignement du Nouveau Testament à l'université de Strasbourg, il publia des études qui furent de véritables bornes milliaires pour l'étude du Nouveau Testament au XXe siècle. Dans ces ouvrages, Schweitzer mettait de l'ordre face aux nombreux excès de l'époque dans le domaine de la recherche sur le Jésus historique, mais apporta aussi une contribution fondamentale à l'étude de l'exégèse et de la spiritualité paulinienne. Convaincu qu'on ne peut vraiment trouver le Christ qu'en marchant sur ses traces, Schweitzer devint docteur en médecine et ouvrit un hôpital au Gabon, en 1913 ; c'est là qu'il vivra une grande partie de ses jours, entièrement dévoué à la promotion de la vie, qui pour lui constituait la seule base possible pour une éthique humanisante. Albert Schweitzer reçut le prix Nobel de la paix en 1952; à la mort de son épouse, en 1957, il retourna à Lambaréné, où il lutta jusqu'à la fin pour donner la vie à ses malades.

 p. André Jarlan (1941-1984)

Né en 1941 dans l'Aveyron, il fut ordonné prêtre en 1968. Vicaire à Aubin, il prit contact avec le monde ouvrier. Désirant se rendre en Amérique latine, il prit des cours d'Espagnol à l'université de Louvain. C'est en 1983 qu'il quitta la France pour se rendre à la paroisse de la Victoire à Santiago du Chili. Très proche de tous, en contact avec les drogués de la région, il donna le meilleur de lui-même pour aider tous ceux avec qui il partageait sa vie. C'était une période de protestation de toute la population contre le régime de Pinochet. Face au déchaînement de violence, il n'hésitait pas à aller en aube pour s'interposer entre les militaires et les manifestants. Le 4 septembre, au cours d'une de ces manifestations, il se trouvait dans sa chambre en train de lire le psaume 129 : "Des profondeurs, je crie vers toi Seigneur…" En marge il avait écrit : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." C'est au cours de cette prière qu'il tomba, victime d'une balle qui traversa la cloison en bois. Au cours de la messe célébrée peu avant, il avait choisi la prière Eucharistique qui disait : "Fais de nous une éternelle offrande à ta gloire". le père André avait choisi de consacrer son sacerdoce aux opprimés. Il leur disait que "les choses se voient mieux quand on les regarde avec amour". Tout au long de son ministère, il chercha à être l'amour de Dieu, sa compassion, sa présence auprès des blessés de la vie.

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