icône contemporaine
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Matej Pavlík
naquit en Moravie, aujourdhui république tchèque.
Catholique romain, il fut ordonné prêtre. Mais pendant
ses études, il sétait beaucoup intéressé
à la mission de Cyrille et Méthode ainsi quà
lorthodoxie. La création de la Tchécoslovaquie
après la Première Guerre mondiale apporta une liberté
religieuse totale, et dans ce contexte, beaucoup quittèrent
lÉglise catholique. LÉglise serbe offrait
un refuge à ceux qui se tournaient vers lorthodoxie,
et c'est dans cette Eglise que Matej fut consacré moine,
puis évêque en 1921, sous le nom de Gorazd, St Gorazd,
étant lévêque qui succéda à
Méthode comme évêque de Moravie en 885. Au
cours de la décennie suivante, Gorazd et ses fidèles
organisèrent des paroisses et construisirent des églises
en Bohême. Au total, onze églises et deux chapelles
furent édifiées. Il fit traduire et publier les
livres liturgiques en tchèque, langue utilisée
lors des offices religieux, et contribua à la création
de léparchie de Moukachevo et de Preov en
1931. Avec la conquête de la Tchécoslovaquie par
les nazis en 1938, léglise fut placée sous
la tutelle du métropolite de Berlin, en Allemagne. Reinhard
Heydrich fut nommé souverain du protectorat de Bohême
et de Moravie. Le 27 mai 1942, un groupe de résistants
tchèques assassina Heydrich. Le groupe alla se cacher
dans la crypte de la cathédrale. Lorsque Gorazd lapprit
quelques jours plus tard, il reconnut le lourd fardeau que cela
imposait à lÉglise orthodoxe tchèque,
et demanda aux résistants de se déplacer ailleurs
dès que possible. Cependant, le 18 juin, ils furent trahis,
découverts et tous tués. Les représailles
suivirent. Les deux prêtres et les hauts responsables laïcs
de lÉglise furent arrêtés. Pour sauver
l'Eglise, Gorazd sattribua la responsabilité de
ce qui s'était produit dans sa cathédrale, et le
27 juin 1942, fut arrêté et torturé. Le 4
septembre 1942, Gorazd, les prêtres de la cathédrale
et les laïcs furent exécutés. Mais les représailles
allèrent bien plus loin puisque les nazis menèrent
de vastes rafles contre les Tchèques, ainsi dans le village
de Lidice, tuant sommairement les hommes et les enfants, tandis
quils placaient les femmes dans des camps de concentration.
Les églises orthodoxes de Moravie et de Bohême furent
fermées et léglise interdite dactivité.
Le métropolite Séraphim refusa courageusement de
publier une quelconque déclaration condamnant lévêque
Gorazd. Ce nest quà la fin de la guerre que
lÉglise orthodoxe en Tchécoslovaquie reprit
ses fonctions. |
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