icône russe, XVIe
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Il venait de Palestine
quand il se rendit au monastère Sainte Catherine du Sinaï.
Il avait 16 ans et il y restera 19 ans sous la direction d'un
moine vénérable qui lui apprend la vie parfaite.
Un jour, ce dernier l'emmène auprès d'abba Jean
le Sabaïte, ascète respecté. Celui-ci verse
de l'eau dans un bassin et lave les pieds de Jean, et non pas
du vénérable vieillard. Interrogé pourquoi,
Jean le Sabaïte répond : "J'ai lavé les
pieds de l'higoumène du Sinaï." La prophétie
devait se réaliser quelques décennies plus tard.
En attendant, son maître étant mort, Jean se retire
au désert durant 40 ans. Il ne refuse jamais de donner
quelques conseils et quelques enseignements quand on vient le
trouver. Des envieux le traitant de bavard, Jean comprend qu'on
enseigne plus par les oeuvres que par les paroles. Il rentre
alors dans le silence. On devra le supplier de reprendre ses
enseignements, ce qu'il fera par miséricorde. Après
avoir longuement visité les monastères de l'Egypte,
il revient au Sinaï et c'est à ce moment qu'il est
élu higoumène du monastère Sainte Catherine.
Vers la fin de sa vie, on lui demande de rédiger "L'Echelle
Sainte" (en grec "klimax", d'où son nom)
qui résume l'expérience spirituelle des trois premiers
siècles du monachisme. |
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