28 mars

(2 références)

 

St Gontran (+592)

icône contemporaine de Constantin Zaponidis (image prise sur www.forum-orthodoxe.com)

Petit-Fils de Clovis et roi de Bourgogne, il connut cette époque féroce et cruelle où la reine Frédégonde fit assassiner sa soeur, son beau-frère, son mari et l'évêque Prétextat. Clotaire II fit périr Brunehaut, reine d'Austrasie, en l'attachant à un cheval au galop. Lui-même, saint Gontran fit bien quelques écarts dans la fidélité conjugale, répudia sa femme, en vint à tuer son médecin, crimes qu'il ajoutait à bien d'autres. Et puis, il se convertit, pleura ses péchés pendant le reste de sa vie, racheta ses fautes par ses grandes libéralités envers les pauvres, qui le surnommèrent "le bon roi Gontran". Vers la fin de sa vie, il entra au monastère Saint Marcel de Châlon sur Saône. Peu après sa mort, il fut proclamé saint par son peuple.

Mère Gabrielle (1897-1992)

"Si tu aimes, le monde est beau."

"Tous les matins, signons "carte blanche" sur la nouvelle page du livre que nous ouvrons, et laissons Dieu écrire ce qu'Il veut."

Avrilia (Aurélie) Papayannis naquit à Constantinople et eut une enfance et une jeunesse heureuse auprès d'une famille aisée et aimante. D'abord infirmière, elle a quarante ans lorsqu'elle part à Londres, avec juste une livre en poche, munie de sa seule confiance en Dieu qui la menait. Gouvernante, elle étudie la chiropodistie, sorte de physiothérapie. Sa vocation se précise alors : secourir les détresses humaines, physiques, psychiques et spirituelles, partout où l’on faisait appel à son aide, à la fois par la présence, le toucher et la parole. Ce qu'elle gagnait alors, elle le donnait presque entièrement aux pauvres, se refusant de faire la moindre réserve. A son retour en Grèce, elle continue de voyager. Elle ira par exemple aux Etats Unis où elle rencontrera Martin Luther King. A la mort de sa mère bien-aimée, Avrilia, qui a alors 56 ans, est conduite en Inde, après un long périple : l’Autriche, la Suisse, l’Italie, Israël, le Liban, la Jordanie…Elle y soigne les lépreux, tout en témoignant du Christ partout où elle va. Cinq ans plus tard, elle entend l’appel à la vie monastique, quitte l’Inde et entre au monastère de Marthe et de Marie à Béthanie. Mère Gavriilia (Gabrielle), comme elle s'appelle dorénavant, y resta rattachée jusqu’en 1966. Elle poursuit ensuite sa vocation d’" itinérante de Dieu ", répondant aux appels des uns et des autres : elle passe environ un an au Kenya dans une mission orthodoxe, soignant les malades, enseignant aux analphabètes. Atteinte d’un cancer, elle retourne à Athènes en 1990 : après quarante jours, pendant la Semaine sainte, le cancer disparaît durant la célébration de la Divine Liturgie. Elle se retire enfin dans un ermitage à l’île de Léros, et elle y recevra le grand schème monastique avant de partir pour son dernier voyage.
La vie de mère Gabrielle est une manifestation vivante de l’abandon à la Providence divine et du don de soi pour le prochain, ceci dès son séjour en Angleterre. Elle avait comme pratique de dire " oui " à tout. En réponse à un missionnaire qui la critiquait parce qu’elle n’avait pas appris de langues indiennes afin d’évangéliser, mère Gabrielle répondait qu’elle avait appris cinq langues : " La première, c’est le sourire, la deuxième les larmes, la troisième le toucher, la quatrième la prière, la cinquième l’amour : avec ces cinq langues je parcours le monde. " Moniale en esprit bien avant de prendre l’habit monastique, elle ne possédait que quelques affaires personnelles, et ne faisait pas d’économies ; elle était prête à accomplir une mission là où l’on l’appelait, sur tous les continents ; elle attendait que Dieu lui donne un signe, qu’il envoie quelqu’un sur son chemin pour lui indiquer ce qu’elle devait faire, et elle le faisait. Tout simplement.

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