9 mai

(5 références)

 

St prophète Isaïe (VIIIème siècle av J.C.)

fresque contemporaine

Il annonça le Christ, Messie et salut des nations. Il reçut sa vocation dans le Temple de Jérusalem où il eut la révélation de la sainteté de Dieu. Grand prophète messianique, il annonça la naissance mystérieuse de l'Emmanuel, descendant de David, qui ferait régner la paix et la justice et répandrait la connaissance de Dieu.

 

St Béat (IIIème siècle)

icône contemporaine

Ermite, il fabriquait des paniers de joncs pour subvenir à sa subsistance. Ce qui lui permettait d'aller de maison en maison annoncer l'Évangile du Christ aux païens. Il implanta ainsi la foi dans plusieurs lieux ainsi que dans la région de Laon, en France. Ses fidèles convertis transformèrent sa sépulture en un lieu de pèlerinage.

Selon la légende existait un dragon, bête énorme et si grande que lorsqu'elle allait à la rivière, distante de quarante à cinquante toises, sa queue était encore dans la caverne. On racontait même qu'en buvant, elle asséchait le Loir. Cet effroyable dragon aurait aussi formé les replis et les détours du rocher où se trouvait la grotte. St Béat jeûna et pria pendant un certain temps avant de s'attaquer au dragon. Il existe trois versions de ce combat :
Selon la première, le dragon s'enfuit à la seule vue du saint.
Selon la deuxième, il terrassa le dragon d'un seul coup de bâton.
Selon la troisième, il l'aurait étranglé à l'aide de son chapelet.

 St Christophe (IIIème siècle)

icône contemporaine

 

Martyr, son culte est attesté dès le Vème siècle en Bithynie, où une basilique lui fut dédiée. Son nom qui signifie "porte-Christ" l'a désigné comme protecteur de tous ceux qui utilisent des moyens de transport.
Une belle légende le fait passeur d'un enfant au bord d'un torrent furieux, d'un enfant devenu si lourd que Christophe découvrit qu'il s'agissait de Jésus, celui qui a créé le monde.

 

  St Stéphane de Perm (+1396) (CJ : 26 avril)

fresque russe contemporaine

Il était le fils d'un clerc d'Oustioug en Russie. Très jeune, entra au monastère de Rostov-le-Vieux où il apprit le grec et se perfectionna dans la connaissance des Saintes Ecritures. Nous connaissons sa vie par l'historien de St Serge de Radonège. Devenu prêtre, il partit évangéliser les tribus païennes qui vivaient sur les pentes occidentales de l'Oural, apprenant leur langue, la transcrivant avec un alphabet et traduisant les Livres Saints à leur intention. Il connut bien des difficultés pour illuminer ces populations de la Grâce de l'Evangile, mais il les supporta avec patience. Devant le succès de cet effort missionnaire, le métropolite de Moscou lui conféra l'épiscopat. Il fut un évêque attentif à son peuple et, lors d'une famine, ce fut lui qui fit venir le blé de Vologda pour organiser des distributions gratuites à la population.

Vén. Camille de Soyecourt (1757-1849)

 

portrait

Malgré l’opposition de ses parents, Camille de Soyecourt entre au Carmel à Paris, rue de Grenelle en 1782. En 1790, l’Assemblée Nationale décrète la suppression des ordres monastiques, et les carmelites sont expulsées. Heureusement la prieure, Mère Nathalie, avait prévu et organisé une solution de repli pour les trente et une carmélites. Vêtues d’habits civils, les sœurs se répartissent par petits groupes dans des logements dispersés. Sr Camille se rend avec trois compagnes dans une petite maison rue Mouffetard où elles continuent à vivre selon la règle. Elles reçoivent aussi clandestinement des prêtres réfractaires pour célébrer la messe. Malgré les précautions prises, elles sont arrêtées et envoyées à la prison pour femmes. Même dans cet endroit sordide, les sœurs organisent leur vie selon la règle. L’aumône peut également s’exercer en partageant avec certaines détenues les vivres que les parents de Camille lui font parvenir. Au bout de quelques semaines, les carmélites sont libérées car le tribunal n’a pu retenir aucune charge précise contre elles. Sr Camille se réfugie cette fois chez ses parents, mais la famille est arrêtée. Elle réussit à s'enfuir, mais se retrouve totalement isolée, obligée de se cacher et de mendier pour survivre. Ayant appris sa détresse, une sœur converse de son ancien couvent vient se joindre à elle. Logées dans une maisonnette abandonnée, elles peuvent, à deux, faire revivre la règle carmélitaine. Avec hardiesse, Sr Camille aménage une chapelle dans leur logement et accueille des prêtres et des évêques réfractaires. La fin de la Terreur marque un ralentissement des persécutions. En 1795, Sr Camille loue une maison où elle reconstitue un petit couvent improvisé. Elle y recueille de nombreuses religieuses sortant de prisons, et héberge aussi des prêtres en détresse. Mère Nathalie et plusieurs carmélites la rejoignent. La petite communauté revient à une vie presque régulière. Monsieur et Madame de Soyecourt étant morts pendant la Terreur, Camille est donc censée hériter d’une partie de la fortune familiale. Réclamer sa part d’héritage lui semble contraire à son vœu de pauvreté, mais le Pape lui en donne l’autorisation. Camille, devenue entre-temps prieure, met alors sa fortune au service de son ordre, et plus largement de l’Église. Elle rachète l’ancien couvent des carmes et y refonde un monastère, devenant le véritable centre névralgique du Carmel de France. Toutes les carmélites dispersées se retrouvent sur place, puis mère Camille les renvoie partout en France pour refonder les communautés disparues. En parallèle, elle continue à aider les prêtres en difficulté. Elle remet en service les églises pillées en fournissant notamment le matériel et les vêtements liturgiques. Cependant, la situation des ordres religieux n’est toujours pas clarifiée et le couvent de mère Camille n’a pas d’existence officielle. Les religieuses sont donc toujours habillées en civil et vivent constamment sous la menace d’une fermeture administrative, avec dispersion de la communauté. Mais rien n’arrête la Vénérable Camille qui poursuit son action avec une ténacité exceptionnelle jusqu’à sa mort en 1849, à l’âge de quatre vingt onze ans.

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