26 mai

(4 références)

 

L'Ascension

icône contemporaine

"Étant donc réunis, ils l’interrogeaient ainsi: "Seigneur, est-ce maintenant, le temps où tu vas restaurer la royauté en Israël?" Il leur répondit: "Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité. Mais vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre." A ces mots, sous leurs regards, il s’éleva, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils étaient là, les yeux fixés au ciel pendant qu’il s’en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc se trouvèrent à leurs côtés; ils leur dirent: "Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel? Ce Jésus qui, d’auprès de vous, a été enlevé au ciel viendra comme cela, de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel." (Ac 1, 6-11)

 

"Dieu que nos yeux n'ont jamais vu, tu nous as envoyé ton propre Fils. Prends soin de nous, maintenant que lui aussi échappe à nos regards. Que l'Esprit Saint affermisse notre foi jusqu'au jour où nous te verrons face à face. Béni sois-tu, toi qui nous appelle à entrer dans ta gloire pour les siècles des siècles." (prière de la fête)

St Béranger (+1093)

icône contemporaine

St Bérenger naquit à Toulouse vers 1005 de parents appartenant à la noblesse. Précocement vertueux, il prit l'habit dès l'adolescence à l'abbaye de Saint-Papoul.
Il y mena la vie d'ascète que suppose la stricte observance de la règle de St Benoît.
Modèle pour ses frères, il fut nommé maître des novices puis aumônier.
Ses reliques furent conservées à l'abbaye et suscitèrent de nombreux miracles.

St Philippe Neri (1515-1595)

icône contemporaine

"Aimez la vie commune, fuyez toute singularité, veillez à la pureté du cœur : l’Esprit saint habite les âmes simples et candides ; c’est lui le maître de la prière, qui nous fait demeurer en vraie paix et joie constante, avant-goût du ciel. La joie affermit le cœur et donne de persévérer dans la bonne vie. Soyez joyeux."

Florentin de naissance, il passa les trois-quart de sa vie à Rome et y devint si populaire et d'une sainteté si universellement reconnue qu'il deviendra, après saint Pierre, un second patron de la Ville Eternelle. Il présente cette étonnante combinaison d'une piété nourrie des Pères du Désert, avec un ministère actif , spécialement auprès de la jeunesse. Chez lui, la bonne humeur, voire l'hilarité, s'allie à l'évangélisme le plus limpide. S'étant laissé élever à la prêtrise, il y gagna les plus fervents de ses jeunes convertis. La communauté qu'ils formèrent autour de lui, tire son nom :" l'Oratoire", des soirées de très pieuses mais très libres et très joyeuses méditations dont il était l'animateur. Ce saint étonnant qui allie à la culture la plus raffinée une sainteté évangélique et une bonne humeur qui ne se refuse pas à la mystification, enchantera ses compatriotes contemporains puis ravit en France, au siècle suivant, ceux qui fonderont à leur tour l'Oratoire de France : le futur cardinal de Bérulle et le Père de Condren.

Ste Marie-Anne de Paredes (+1645)

Née à Quito en Equateur, elle fut orpheline à six ans et fut recueillie par sa soeur Jeronima qui avait déjà deux fillettes. Les trois fillettes grandirent souriantes, simples, mais aussi récitant des chapelets toute la journée pour convertir les indiens Maïnas. Elles avaient même décidé d'aller leur prêcher Jésus-Christ en partant clandestinement la nuit. Mais elles oublièrent de se réveiller. Ce qui les chagrina beaucoup. Elles voulurent ensuite partir comme ermites, mais elles rencontrèrent un troupeau qui leur fit peur et elles retournèrent à la maison. Jeronima et son mari, lassés d'avoir trois saintes à la maison, voulurent envoyer Marie-Anne dans un couvent, ce qu'elle refusa. Ils lui donnèrent un petit logement, où toutes trois chantaient les offices accompagnées de la guitare. Trop de jeûnes et de macérations la firent tomber malade et elle offrit sa vie pour arrêter une épidémie dans Quito. Le Christ la prit au mot. Elle avait 27 ans.

Abd el Kader (1808-1883)

"Celui qui sait qu'il ne possède ni l'être ni l'agir, celui-là se retrouve dans cet état originel d'agrément et d'amour divin."


Issu d'une famille chérifienne, Abd el-Kader semble prédestiné. Bénéficiant d'une éducation riche, il étudie le Coran, les sciences et apprend les armes. En 1820, il voyage à Alexandrie, la Mecque et Bagdad. Ses idées politiques, influencées par l'Egyptien Mehmet Ali en 1827, alliées à une ferveur exemplaire, menacent l'ordre politique. Suite à la défaite turque, Abd el-Kader prend le pouvoir contre l'invasion française. Succédant à son père, il est proclamé sultan en 1832 pour conduire la résistance. Les hostilités se poursuivent jusqu'à la prise de la 'smala', capitale ambulante d'Abd el-Kader, en 1843, par le duc d'Aumale. Le traité de Tanger l'exclut du Maroc et annonce sa reddition en 1847. Transféré en France à sa défaite, il est finalement libéré par Napoléon III en 1852. Enseignant en théologie à Damas, il met fin aux conflits religieux en protégeant la communauté chrétienne. Homme de foi, mystique, et militaire émérite, Abd el-Kader est une personnalité marquante de l'histoire algérienne.

"Dieu m'a ravi à mon "moi" [illusoire] et m'a rapproché de mon "moi" [réel] et la disparition de la terre a entraîné celle du ciel. Le tout et la partie se sont confondus. La verticale et l'horizontale se sont anéanties. L'oeuvre surérogatoire a fait retour à l'oeuvre obligatoire, et les couleurs sont revenues à la pure blancheur primordiale. Le voyage a atteint son terme et ce qui est autre que Lui a cessé d'exister. Toute attribution , tout aspect , toute relation étant abolis, l'état originel est rétabli. "Aujourd'hui, J'abaisse vos lignages, et J'élève le Mien!"

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