15 juin

(7 références)

 

St prophète Amos (VIIIème siècle av J.C.)

Enluminure, Constantinople

Il n'était qu'un simple bouvier et cultivateur de sycomores quand Dieu vint le chercher dans son village de Téquoa à quelques kilomètres de Bethléem. Il rappela aux riches leur devoir de respecter les pauvres et il annonça la chûte du royaume. Le livre d'Amos nous rappelle le message que Dieu lui avait demander de transmettre.

 

 

  St Vite ou Guy (+303)

icône contemporaine

St Vite (en latin Vitus) ou St Guy, St Guido, selon les pays, originaire de Sicile, témoigna de sa foi au Christ comme martyr, vers 303, à Rome, sous l'empereur Dioclétien. Fils d’un sénateur sicilien païen, il se convertit au christianisme à l’âge de douze ans sous l’influence de son tuteur St Modeste et de son épouse Ste Crescence. Les trois furent emprisonnés par son père, puis miraculeusement libérés par les anges. De nouveau emprisonné sous la persécution de Dioclétien, il est torturé puis jeté en pâture aux fauves du cirque qui l’épargnent et il acheve son martyre dans l’huile bouillante. Il est l’un des Quatorze Saints Auxiliateurs, particulièrement vénérés en Allemagne et réputés pour leur grande efficacité. St Guy est le patron des acteurs, des danseurs, de la République Tchèque et de l’Allemagne. Il est invoqué pour être préservé des attaques de bêtes sauvages, pour ne pas être mordu par un chien ou par un serpent, pour être préservé de la foudre et pour ne pas se réveiller en retard le matin. On demande son aide pour guérir l’épilepsie et la chorée de Huntington, aussi appelée ‘Danse de St Guy’.

  Ste Edburga (Xème siècle)

Ste Édburga était la fille du roi saxon Édouard l’Ancien d’Angleterre, et est née au début du Xe siècle, vers 920, avant la conquête normande de l’Angleterre. Alors qu’Edburga n’avait que trois ans, son père tentaa de décider si elle serait appelée à vivre dans le monde ou à devenir religieuse. D’un côté de la table, il plaça des bagues et des bracelets, et de l’autre, un calice et un livre des Évangiles. Lorsque Edburga fut amenée dans la pièce, elle attrapa le calice et le livre. Elle fut alors confiée au monastère que sa mère parrainait, l’abbaye Sainte-Marie à Winchester, y reçut son éducation, et resta pour prononcer ses vœux. Au monastère, Edburga ne chercha pas de traitement spécial en raison de sa lignée noble, bien que cela fût une pratique courante à l’époque. Au lieu de cela, elle prenait plaisir à nettoyer les chaussures des autres religieuses. Certaines histoires racontent qu’elle leur lavait les bas pendant que tout le monde dormait. Aimant et étant douée pour le chant, elle était chantre de la communauté. Ste Edburga mourut le 15 juin, entre les années 950 et 960. La vénération de cette bonne et sainte moniale commença presque immédiatement après sa mort, et elle fut canonisée en 972.

  St Bernard de Menthon (1008-1081)

fresque médiévale

Né au château de Menthon, sur les bords du lac d'Annecy, il entra chez les chanoines réguliers et fut ordonné prêtre. Il fut quarante ans vicaire-général de l'évêque d'Aoste, visitant par monts et par vaux toutes les paroisses alpines, prenant un soin tout particulier des pèlerins et voyageurs qu'il rencontrait. Pour eux, il construisit les hospices du Grand et du Petit Saint-Bernard et il fonda une congrégation pour les desservir, lui donnant la Règle de St Augustin qu'ils observent encore.

Il tient quelquefois un dragon ou un démon enchainé, symbole du paganisme qui sévissait dans les Alpes à son époque.

Il est le saint patron des montagnards et des alpinistes.

 

  Ste Germaine (1579-1601)

icône contemporaine

Elle était née scrofuleuse, laide et difforme. Sa mère mourut quelque temps après sa naissance et son père n'avait qu'aversion pour elle. Il se remaria et la belle-mère la haïssait. Ils l'obligèrent à coucher sous l'escalier sur des sarments, lui donnant le minimum de nourriture et lui faisant défense d'adresser la parole aux enfants de sa belle-mère. Il en fut ainsi de l'âge de neuf ans jusqu'à celui de vingt-deux ans où elle mourut. Elle passait son temps avec les bêtes, aux champs. Ne sachant pas lire, elle récitait son chapelet. Mais tous les matins, elle allait à la Sainte Messe laissant son troupeau qui jamais ne causa de dégâts chez les voisins, restant dans les limites qu'elle lui marquait avant de partir. Elle parlait avec Dieu et cela était pour elle toute joie. Un matin son père la trouva morte sous l'escalier et, à partir de ce moment, les miracles ne cessèrent d'authentifier sa sainteté. Elle fut canonisée en 1867.

  Evelyn UnderHill (1875-1941)

Elle naquit dans une famille aisée, et put suivre tout le cours de ses études universitaires au King's College de Londres, et compléter son instruction personnelle par des voyages à travers le monde. Sa rencontre avec le baron von Hügel, père spirituel de toute une génération d'anglicans, fut determinante pour sa vie spirituelle. Sous sa conduite, Evelyn apprit l'importance de rester fidèle à sa tradition religieuse, tout en étant nourrie de contacts avec les autres confessions chrétienne. Elle épousa un ami d'enfance, Stuart Moore, et se dévoua avec passion à un ministère de prédication et de maternité spirituelle totalement inhabituel pour une femme dans l'Eglise anglaise du début du siècle dernier. Ses écrits d'une grande qualité humaine et spirituelle, insistent sur l'importance de la vie intérieure et mystique dans la vie de tout chrétien.

  Bx Clément Vismara (1897-1988)

Clément Vismara naquit à Agrate Brianza dans une famille modeste et religieuse. Dans sa jeunesse, il fut confronté au décès de ses parents à quelques années d'intervalles. Appelé à la vie religieuse, c'est pendant la Première Guerre mondiale qu'il intègra l'Institut pontifical pour les missions étrangères à Milan où il fut ordonné prêtre le 23 mai 1923. Peu après son ordination, ses supérieurs l'envoyèrent en Birmanie. Ayant débarqué à Taungû, c'est là qu'il apprit l'anglais et les dialectes locaux. Très souvent, les jeunes missionnaires mourraient prématurément à cause des maladies tropicales et c'est dans cet environnement primitif et inconnu que Clément Vismara se lança dans son ministère. Il concentra son apostolat auprès des tribus indigènes des forêts birmanes. Pendant ses soixante-cinq années d'œuvre missionnaire, il construisit de nombreuses églises, écoles, dispensaires et hôpitaux, introduisit de nouvelles techniques d’agriculture et d’irrigation, formant des éleveurs, des maçons, des barbiers et des bûcherons pour entretenir les forêts. Il a servi des populations tribales tourmentées par les guerres, la dictature, la famine, les maladie, la misère. Malgré le manque de moyens, il recueillait et gardait avec lui orphelins, veuves, lépreux et toutes personnes rejetées par la société. Clément Vismara suscita l'admiration de la population par son style de vie austère et dénué de tout, sa grande piété et son abandon à la Providence. Il mourut à Mong Ping le 15 juin 1988, âgé de quatre-vingt onze ans, et malgré les différences culturelles et religieuses, des centaines de personnes assistèrent à ses funérailles, le reconnaissant comme une "grande âme".

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