10 janvier

(3 références)

 

St Grégoire de Nysse (v. 331-394)

Frère de St Basile de Césarée, il est marié, professeur de rhétorique et passionné de philosophie. Il sera consacré par son frère comme évêque de Nysse, ce qui lui vaudra d'affronter les partisans de l'arianisme et de défendre l'Orthodoxie. A cause de cela, il sera déposé et exilé suite à des calomnies. Après la mort de Basile, il reprendra la lutte, et sera l'un des principaux artisans de la victoire de l'Orthodoxie au concile de Constantinople en 381. C'est un des plus grands théologiens spéculatifs, et un des grands maîtres de la théologie contemplative.

 

fresque, Mont Athos

St Pierre Orseolo (+997)

En 976, il suscita un coup d'Etat pour supplanter le doge Pierre IV, qu'il fit assassiner pour devenir, à son tour, doge de Venise. C'est du moins ce que dit saint Pierre Damien. Toujours est-il qu'il déploya les plus grands talents dans l'administration de la République. En deux ans, il restaura la paix civique, reconstruisit l'église Saint Marc et les quartiers incendiés. Le 1er septembre 978, il disparut sans laisser de traces. Sous un faux nom, il avait gagné l'abbaye de Cuxa dans le Roussillon et y passa le reste de sa vie dans l'expiation, la pénitence et la prière. Sa femme l'avait laissé partir, sachant et comprenant la volonté de son époux. Leur fils unique devint à son tour doge de Venise et suivit l'exemple de son père dans la probité et le service de la République.

St Guillaume de Bourges (+1209)

Le clergé et les fidèles de Bourges cherchaient un saint évêque. Ils s'adressèrent à l'évêque de Paris qui leur donna un sien cousin, chanoine de la cathédrale, Guillaume, abbé de Chaalis, abbaye située dans le nord de l'Ile de France. En fait Guillaume était aussi comte de Nevers. Il était entré dans la vie religieuse pour y faire une riche et tranquille carrière. Et puis, un jour, marqué par la grâce de Dieu, il se convertit, se fit moine à Grandmont dans la Haute-Vienne. Voulant plus d'austérités, il demanda à être admis chez les cisterciens de Pontigny en Bourgogne et fut nommé abbé de Chaalis, filiale de Pontigny. Il fut l'évêque des pauvres, ce qui lui valut l'opposition des chanoines de Bourges qui se sentaient délaissés, et du roi Philippe-Auguste à qui il reprochait son divorce et son re-mariage.

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