"Demblée
il faut faire la jonction audacieuse entre le plus pauvre et
Jésus Christ : ils ne font quun." |
Né dans une
famille française très pauvre, ayant lui-même
subi très tôt la honte et la violence inhérentes
à la pauvreté, il songe à libérer
ses frères en devenant prêtre de Jésus-Christ.
Ordonné en 1946, son ministère s'exerce dans des
paroisses rurales pendant une dizaine d'années. Mais désireux
de partager l'existence des exclus de la société,
le père Joseph rejoint un camp de sans-abri, créé
par l'Abbé Pierre à Noisy-le-Grand. Là,
il se mêle aux pauvres et tente chaque jour de «
communier à leurs aspirations comme à tout ce qu'ils
sont ». Il propose aux familles de créer avec lui
un jardin d'enfants, une bibliothèque, une chapelle, un
atelier... De cette union avec ses frères miséreux,
naît en 1957 l'association Aide à Toute Détresse
laquelle devient très vite un mouvement international
connu sous le nom d'ATD Quart Monde. Ainsi, des centaines de
bénévoles travaillent en étroite collaboration
avec des familles défavorisées pour permettre à
tous le droit au logement, à des ressources régulières,
à la santé, au savoir... Membre du Conseil économique
et social de la République française à partir
de 1979, le père Joseph rédigera un rapport aux
répercussions sociales et politiques importantes à
travers l'Europe et dans le monde, adopté le 11 février
1987. Quelques jours après, le père Joseph Wresinski
prend la parole devant la Commission des droits de l'homme des
Nations Unies à Genève pour demander à cet
organe de l'ONU de reconnaître l'extrême pauvreté
comme une violation des droits de l'homme. Le 17 octobre de la
même année, en inaugurant à Paris une dalle
commémorative des victimes de la misère, scellée
sur le Parvis du Trocadéro, il crée la Journée
mondiale du refus de la misère, reconnue officiellement
par les Nations Unies en décembre 1992, et célébrée
chaque année depuis, le 17 octobre. Quelques mois après,
le père Joseph Wresinski décède des suites
d'une intervention chirurgicale. |