31 décembre

(7 références)

 

Ste Colombe (+274)

vitrail, église Ste-Colombe (Chevilly-Larue)

Jeune chrétienne de 16 ans résidant dans la ville de Sens (Yonne), certains auteurs lui attribuent des origines espagnoles. Elle est condamnée par Aurélien à être violée dans l’amphithéâtre de la ville. Lorsque se présente l’homme chargé d’appliquer la sentence, une ourse surgit soudain dans l’arène et se jette sur lui pour l’immobiliser. Colombe lui assure qu’il sera laissé libre à la condition qu’il se convertisse, ce à quoi il consent. La bête relâche aussitôt son étreinte pour le libérer. Dans une nouvelle tentative, Colombe et l’ourse sont condamnées à périr dans les flammes, mais à ce moment se produit une averse qui éteint le brasier. Colombe est finalement conduite à l’extérieur de la ville afin d’y être décapitée.

St Sylvestre (270-335)

Fresque de Saint-Clément d'Ohrid

Il fut le premier pape de la paix constantinienne, ce qui n'était sans doute pas si facile comme situation. L'Eglise était certes désormais à l'abri des persécutions, mais l'empereur entendait faire payer le prix de sa protection en prenant lui-même bien souvent les initiatives....

Mais de sa vie, on sait peu de choses.

 


  Ste Mélanie la jeune (383-439)

fresque contemporaine

Elle épousa à quatorze ans son cousin Pinien. Ils eurent deux enfants qui moururent en bas âge. Ils décidèrent alors de suivre les conseils évangéliques : ils distribuèrent tous leurs biens et quittèrent Rome. Après un séjour à Thagaste, il se dirigèrent vers Jérusalem où ils finirent leurs jours. A la mort de son époux, Mélanie fonda un monastère sur le Mont des Oliviers, où elle mourra, de retour de la fête de Noël à Béthléem.

 

  St Maire (VIème siècle)

icône contemporaine

Evêque d'Avenches-Lausanne en Suisse. Il était originaire d'Autun et c'est sous le titre "d'évêque d'Avenches" qui appartenait au royaume de Bourgogne, dans le canton de Vaud, qu'il signa les actes du Concile de Mâcon en 585. Sa ville fut détruite par les invasions barbares et il dut s'établir à Lausanne. On lui doit une "chronique" qui nous éclaire sur les rois francs, goths et bourguignons de son époque. On lui prête d'autres écrits, mais nous n'en avons pas les textes. Il fut un évêque attentif et secourable à toutes les misères d'une époque marquée par tant de dévastations.

 

 

  Rab'ia al Adawiya (714-801) (jour de décès inconnu)

" Je m'en vais pour incendier le Paradis et noyer l'Enfer, en sorte que ces deux voiles disparaissent complètement devant les yeux des pélérins et que le but leur soit connu, et que les serviteurs de Dieu Le puissent voir "

Râbi’a Al Adawiya est une figure majeure du mysticisme musulman. Celle qui fut le chantre de l’amour pur est une ancienne esclave affranchie. Courtisane accomplie, certains disent même prostituée, danseuse et joueuse de ney, elle a tout abandonné pour se consacrer à l’amour de Dieu. Cette femme née en Irak vers 713, c’est-à-dire moins d’un siècle après la mort du Prophète, passa le reste de sa vie à Bassorah où elle vécut retirée du monde et mourut en 801 âgée d’au moins quatre-vingts ans. Rabia est peut-être la première grande voix du soufisme. Ces ascètes des premières heures de l'Islam étaient à cette époque en marge de la société et apparaissent tels des avertisseurs pour le peuple, démontrant par leur existence même la vanité de certains musulmans d’enfermer l’esprit dans la lettre. Elle a laissé de courts poèmes qui exaltent l’amour de Dieu. En s’appuyant sur le texte du Coran, elle ne craignit pas de désigner l’amour divin par le terme « hubb » (désignant l’amour profane), et de proclamer qu’un amour totalement gratuit est celui-là seul dont Dieu est digne. C’est à la suite de Râbi’a que les soufis feront la distinction entre ceux qui aiment Dieu pour ses bienfaits et ceux qui aiment Dieu pour lui-même, rejetant toutes ses faveurs qui ne sont pour eux qu’un voile qui leur masque leur Bien-aimé. Bien avant Hallâj, né cinquante ans après sa mort, Râbi’a n’a pas hésité à bousculer les principes et les habitudes de la piété de son époque.

 

« Je T’aime de deux amours : l’un, tout entier d’aimer, L’autre, pour ce que Tu es digne d’être aimé. Le premier, c’est le souci de me souvenir de Toi, De me dépouiller de tout ce qui est autre que Toi. Le second, c’est l’enlèvement de tes voiles Afin que je Te voie. De l’un ni de l’autre, je ne veux être louée, Mais pour l’un et pour l’autre, louange à Toi ! "

 St Théophylacte d'Ochrid (XIème-XIIème siècle)

icône contemporaine

Il naquit vers 1054 sur l’île grecque d’Euripe, en Eubée. Doué d’une immense culture, diacre et professeur de rhétorique dans une école du patriarcat, Théophylacte fut nommé par l’empereur de Byzance archevêque d’Ochrid, centre politique et culturel de l’empire de Bulgarie-Macédoine. Sur le coup, il accueillit de mauvais gré ce qu’il prenait pour une sorte d’exil au milieu d’hommes beaucoup moins cultivés que les byzantins. Pourtant, Théophylacte se soumit librement et avec un esprit créatif à la charge qui lui était confiée ; il fit preuve, en pasteur très avisé, d’une étonnante capacité à mettre à profit sa culture, en en faisant un foyer de sagesse et de communion pour tout le peuple remis entre ses mains d’évêque. Grand prédicateur et commentateur de l’Écriture – il fit une exégèse complète du Nouveau Testament -, Théophylacte étudia l’histoire de l’Église d’Okhrida et la fit aimer ; il avait, en effet, l’intime conviction que connaître l’histoire était l’unique voie pour arriver à minimiser les divisions entre les hommes et pour apprendre à pratiquer cette magnanimité à laquelle invitent déjà les écrits apostoliques. Théophylacte mourut à une date peu précise, entre 1120 et 1126 ; jusqu’à son dernier souffle, il avait employé sa science et son cœur à guérir les conflits qui opposaient de part et d’autre Rome et Byzance, en rappelant les deux parties à l’Évangile.

  Maître Eckhart (1260-1327?) (jour de décès inconnu)

Maître Eckhart est un dominicain et théologien mystique allemand, à l'origine du mouvement mystique rhénan. Né à Erfurt, il a enseigné à Paris, Strasbourg et Cologne. Sa doctrine, imprégnée du néoplatonisme du Pseudo-Denys, nous est parvenue au travers d'une œuvre latine, à destination du public universitaire, et surtout d'une œuvre allemande, composée de traités et de sermons, issus de sa prédication dans la vallée du Rhin auprès des béguines et des sœurs de son ordre. Condamnées à l'époque par l'Église, ses thèses furent néanmoins répandues par ses deux principaux disciples, Jean Tauler et Henri Suso. On sait qu'il a dû quitter Cologne pour aller se justifier devant la Curie Pontificale, alors en Avignon, mais il ne parvint pas au bout de son voyage, et nul ne sait ni où ni quand il mourut.

 

"Tu dois t'en remettre complètement à Dieu, avec tout ce que tu es, et ne plus te préoccuper de ce qu'il fera ensuite de ce qui est sien."

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