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contemporaine |
Cadet d'une famille
nombreuse, Robert était le fils de Géraud, seigneur
de Turlande, et de Raingarde, sur de l'évêque
de Clermont Rencon. Petit et malingre, il fut confié en
1018 aux chanoines de Saint-Julien de Brioude, où il fut
ordonné prêtre en 1026. Ayant un souci particulier
des pauvres et des malades, il fit élever un hôpital
pour les pèlerins qui affluaient à la basilique
Saint-Julien. Mais insatisfait de sa vie de chanoine, il entreprit
un voyage au Mont Cassin, siège de la principale abbaye
bénédictine, puis à son retour, choisit
de mener une vie érémitique, loin du monde et près
de Dieu. Le 28 décembre 1043, assisté de deux chevaliers
pénitents, Étienne de Chaliers et Dalmas, il s'installa
et prit possession du territoire environnant une chapelle en
ruine appelée Casota, située dans une clairière
de la forêt livradoise. C'était un lieu au climat
rude, infertile, enneigé une grande partie de l'année.
Il le nomma en latin "casa Dei" ("petite maison
de Dieu"), nom qui sera francisé en "la Chaise
Dieu". En 1050, les travaux de construction du monastère
étaient terminés. Cautionné par son oncle
Rencon, évêque de Clermont, Robert obtint en 1052
du roi Henri Ier que les supérieurs de l'abbaye de la
Chaise-Dieu soit placés sous la juridiction royale. Jusqu'à
sa mort en 1067, Robert de Turlande fit preuve d'une activité
inlassable, créant de nombreux établissements dans
les montagnes du Massif central : au total une cinquantaine de
foyers de prière et d'apostolat. À l'annonce de
sa mort, les pèlerins accoururent en foule pour vénérer
sa dépouille. Ils étaient si nombreux que les funérailles
ne purent avoir lieu que le 24 avril. Très rapidement
célébré comme un saint, il fut canonisé
par le pape Alexandre II en 1070. |
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