19 août

(6 références)

 

  St Calmin (+690)

St Calmin sur la châsse dite de saint Calmin et de sainte Namadie (XIIe siècle), en émaux de Limoges, conservée en l'abbaye de Mozac

St Calmin de Mozat était le fils d’un sénateur auvergnat. Après avoir reçu un excellente éducation, il devint duc d’Aquitaine et gouverneur de l’Auvergne. Bien qu’il soit marié (son épouse était Ste Namadie), il abandonna sa charge pour s’installer comme ermite dans une grotte située dans un lieu isolé situé quelque part entre Tulle et Laguenne (Corrèze actuelle). Quelques années plus tard, il fonda sur ses propres terres un premier monastère au diocèse du Puy, qu’il appella Calminiac (devenu Monastier-Saint-Chaffre, en Haute-Loire) et dans lequel il tenta d’attirer les plus beaux esprits de la région. Au retour d’un pèlerinage à Rome, il fit une halte à l’abbaye de Lérins et demanda à son abbé de lui confier un certain nombre de ses religieux, parmi lesquels St Eudon, qu’il nomma abbé de Calminiac. Il décida ensuite de fonder deux nouvelles abbayes, l’une à Mozac, non loin de Riom (Puy-de-Dôme) et l’autre dans les environs de Tulle (Saint-Martin, à Laguenne, en Corrèze). Il fit don à ses abbayes de plusieurs de ses domaines personnels afin que les moines puissent en retirer un revenu suffisant. Il partit ensuite en quête de saintes reliques et réussit à obtenir notamment celles de St Caprais. St Calmin est invoqué pour faire tomber la pluie.

  Ste Namadie (+700)

Ste Namadie sur la châsse dite de saint Calmin et de sainte Namadie (XIIe siècle), en émaux de Limoges, conservée en l'abbaye de Mozac

Lorsque son époux St Calmin fonda un monastère de bénédictines à proximité de Marsat, Ste Namadie y entra et y vécut comme moniale.

 

  St Guerric (1080-1157)

 

Né à Tournai vers 1080 Guerric, avant d'être cistercien, fut assez longtemps "enseignant" à l'école cathédrale de sa ville. Il était devenu écolâtre, selon le vocabulaire de l’époque, dans cette école où lui-même avait été formé. Il menait une vie retirée dans une maison proche de l'église, dont il ne sortait que pour aller retrouver ses élèves. Cependant vers 1125, ayant entendu parler du jeune abbé de Clairvaux, Bernard, il alla lui rendre visite. Et c'est ainsi que sur le conseil de celui-ci, il entra au noviciat et devint son disciple, âgé de plus de quarante ans. Nous ne savons pas grand chose de sa vie à Clairvaux. Par des bribes de lettres de St Bernard et par quelques récits, nous savons qu'il fut un moine exemplaire, d'une grande pureté de vie et d'une grande humilité. Il demeura à Clairvaux jusqu'en 1138, date à laquelle il fut élu abbé d'Igny. Il atteignait alors la soixantaine. Sa mauvaise santé l'empêchait souvent de suivre la vie commune, ce dont il se plaignait auprès de ses frères. Cela n'empêcha pas l’abbaye de prospérer sous son gouvernement et de faire une seconde fondation en 1148, la première ayant eu lieu au temps de son prédécesseur. Surtout Guerric enseignait ses moines. Nous avons encore de lui 54 sermons pour l'année liturgique qui nous permettent de connaître sa riche et profonde spiritualité. Ses deux traits dominants sont d'abord qu'elle tend à reproduire dans les âmes la vie de Jésus : le Christ en croix est le modèle de notre vie crucifiée et sa Résurrection est cause et modèle de la nôtre. Puis que nous avons à partager avec Marie sa maternité par rapport au Christ : elle désire en effet former en nous son Fils unique et nous donner ainsi naissance jour après jour.

  St Louis d'Anjou (+1297)

fresque, Piero della Francesca

Fils du roi de Naples, Charles II, et de Marie, fille du roi de Hongrie, il fut retenu en otage à Barcelone auprès du roi d'Aragon. C'est là qu'il rencontra les Frères Mineurs et, une fois libéré, il se fit franciscain. Nommé évêque de Toulouse, il garda ses habitudes de pauvreté et d'humilité au service des pauvres. Il mourut prématurément à vingt trois ans à Brignoles en Provence, et selon son désir, fut inhumé à Marseille.

 

  Blaise Pascal (1623-1662)

portrait

Blaise Pascal, né à Clermont-Ferrand, fut un mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français. Enfant précoce, il fut éduqué par son père. Ses premiers travaux concernèrent les sciences naturelles et appliquées. À 16 ans, il publia un traité de géométrie projective, à 19, il inventa la première machine à calculer. À 31 ans, il développa une méthode de résolution du "problème des partis" qui, donnant naissance au cours du XVIIIe siècle au calcul des probabilités, influencera fortement les théories économiques modernes et les sciences sociales. Le 23 novembre 1654, Pascal vécut sa " nuit de feu ". Il en consigna le souvenir pour lui-même dans une note brève, connue sous le nom de Mémorial : "l’an de grâce 1654. Lundi 23 novembre, jour de saint Clément, pape et martyr […] Depuis environ dix heures et demie du soir jusques environ minuit et demi, feu. Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et des savants. Certitude, certitude. Sentiment. Joie. Paix […]". Le manuscrit s’achèvait sur cette décision : " Renonciation totale et douce. Soumission totale à Jésus-Christ et à mon directeur ". A partir de ce moment, il se consacra essentiellement à la réflexion philosophique et religieuse, écrivit Les Provinciales, dix-huit lettres qui défendaient les thèses jansénistes de Port-Royal auquel il était attaché, et Les Pensées, publiées seulement après sa mort qui survint deux mois après son 39ème anniversaire, après une longue maladie. Ses dernières paroles furent : "Que Dieu ne m'abandonne jamais".

  St Jean Eudes (1601-1680)

icône contemporaine

Il était contemporain de St Vincent de Paul et sa vocation s'explique en grande partie par la situation religieuse de la France à son époque. Le peuple, écrit-il, "avait remplacé la foi par la sorcellerie et la superstition" ; les puissants "donnaient l'exemple de tous les vices" ; les prêtres étaient "ignorants et souvent corrompus, abandonnant leur troupeau dès qu'apparaissaient la peste ou une épidémie". Pour y remédier, s'appuyant sur ses dons évidents pour la prédication, il organisa des "missions paroissiales", en Bretagne, Normandie, Bourgogne et jusqu'à la cour du roi Louis XIV, pour une annonce systématique de l'Evangile, près de cent quinze missions entre 1632 et 1675. Pour mieux se consacrer à cet apostolat, il quitta l'Oratoire en 1643 et fonda, à Caen, "la Congrégation de Jésus et de Marie" (les Pères eudistes), qui se vouait aux missions ainsi qu'à la fondation des séminaires pour la formation d'un meilleur clergé. En 1642, il créa également "l'Institut Notre-Dame de Charité", dont les religieuses se consacreront, entre autres ministères, à la réhabilitation des femmes prostituées. Son action s'appuyait sur la compassion du cœur de Marie et la miséricorde du coeur de Jésus. Ayant renoncé à la charge de premier supérieur général de sa congrégation, il s'éteignit à Caen en 1680, à l'âge de soixante-dix neuf ans.

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